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Quand les contribuables se rebiffent…

Posted On 28 Fév 2021
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Un policier dresse une contravention pour stationnement gênant sur la place d’Armes à Metz en août 1984.  Photo RL /Archives LRL

Le RL du 18 août 1984 est un tantinet moralisateur : « Plusieurs panneaux indiquent clairement l’interdiction de stationner sur la place d’Armes. Pourtant, tous les jours, des automobilistes viennent s’y garer. Bien entendu, à leur retour, ils sont tout étonnés de trouver un papillon vert sur leur pare-brise […] Pourtant, les parkings souterrains n’affichent jamais complet !  » Cela fait sept ans que la place d’Armes est piétonne. Si les habitudes ont la peau dure, les PV continuent à pleuvoir. Et 20 ans plus tard, c’est toujours la même histoire.

Fromage et gâteau

Nous voici le 6 novembre 2004. L’association Metz 2007.com présidée par Emmanuel Lebeau fait un coup de communication en stationnant une Rolls Royce place d’Armes. Le policier municipal ne tarde pas à arriver et il délivre le millionième PV messin selon les protagonistes. Ils ont préparé un gâteau à la chantilly avec une belle décoration au massepain et ce message : « Merci la police municipale ! » Selon eux, 12 000 PV par mois, c’est du vol !


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Le millionième PV a été délivré par la police municipale de Metz le 6 novembre 2004 sur la place d’Armes. L’association Metz 2007.com a offert un gâteau à la ville pour dénoncer le nombre de PV (12 000 par mois). Photo Archives RL

La grogne a toujours existé. Du moins depuis que la Ville de Metz a décidé de rendre payant le fait de stationner sur la voie publique.

Retour dans les années 1970. L’Association de défense des automobilistes messins (ADAM) est née en même temps que les horodateurs. Un jour, elle a envoyé cette lettre aux élus et à notre rédaction : « Les parcmètres, un bon fromage pour certains […] Savez-vous que 52 % des recettes de parcmètres vont à la ville et 48 % au concessionnaire ? »

« Si vous continuez d’implanter des parcmètres et ne modérez pas le zèle forcené de vos gardiens… », l’association de défense des automobilistes menace les élus dans les années 1970. Ici, place de République en mai 1986.   Photo RL /Archives LRL

Les auteurs de la missive estiment que 300 millions d’anciens francs sont encaissés chaque année par « les marchands de temps et de place ». Ils menacent : « S i vous continuez d’implanter des parcmètres et ne modérez pas le zèle forcené de vos gardiens, des milliers de rondelles calibrées et pesées seront mises en circulation […] Pensez aussi à l’extrême fragilité de vos machines à sous… »

Le 22 juin 1978, 800 parcmètres sont sabotés avec de la colle, du ciment et/ou du liquide de soudure. La moitié du parc messin est détruit ! Le JT national ouvre sur cet événement signé « le commando pour le libre stationnement »…

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