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Police municipale : les combats syndicaux de Frédéric Biedack

Posted On 06 Juin 2018
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Stéphane MALNORY
En poste à Longwy depuis 2010, Frédéric Biedack a été élu secrétaire adjoint su Syndicat national des policiers municipaux.  Photo RL/René BYCH
Frédéric Biedack a été élu secrétaire adjoint du Syndicat national des policiers municipaux. L’homme est engagé dans le combat syndical depuis 2006 et sa titularisation à ce poste. Il officie à Longwy depuis 2010.

• Sa carrière

Ancien militaire et combattant, Frédéric Biedack n’a pas souhaité poursuivre cette carrière. Il était dans le génie. « J’avais vu suffisamment de misère dans le monde. J’ai participé à des opérations au Kosovo et en Yougoslavie. »

Cherchant à rester dans la fonction publique, l’actuel policier municipal en poste à Longwy découvre sa nouvelle fonction à Metz. « J’ai débuté en tant qu’agent de surveillance de la voie publique (ASVP). Puis j’ai passé le concours pour devenir municipal en 2006. » C’est également à cette époque que Frédéric Biedack prend sa carte au Syndicat national des policiers municipaux (SNPM). Il évolue alors dans la brigade de nuit.

Frédéric Biedack rejoint Longwy en 2010. Son épouse a trouvé un emploi dans le secteur. Il officie depuis dans la cité des émaux.

• Son engagement syndical

Déjà délégué régional pour le Grand Est, Frédéric Biedack vient d’être élu secrétaire adjoint du Syndicat national des policiers municipaux en avril, lors de l’assemblée générale qui a eu lieu à Blagnac (Haute-Garonne). Il travaille avec un collègue sur la communication du SNPM. « Nous diffusons différentes informations sur notre site et sur les réseaux sociaux. »

• Ses revendications

L’homme défend différentes revendications portées par son syndicat. « Sur le plan social, il n’est pas normal qu’un policier municipal touche une retraite comprise entre 800 et 1 000 € alors qu’il prend les mêmes risques qu’un policier national. Du fait de ses risques, nous devrions être équipés d’armes létales », témoigne le syndicaliste. Il donne en exemple les attentats de Nice, en juillet 2016 : « Les premiers à être intervenus étaient des municipaux. Heureusement qu’ils étaient armés ».

« Nous sommes la troisième force de police sur le territoire et la première en termes de proximité. Nous ne travaillons que dans notre ville. Nous sommes donc davantage présents dans les quartiers à risques », constate-t-il.

• Son métier

Sur son rôle, Frédéric Biedack explique : « Nous ne sommes pas juste bons à dresser des contraventions. Nous sommes des agents de police judiciaire agréés. À ce titre, nous nous devons de rendre compte de tous les délits que nous constatons par l’intermédiaire d’un officier de police judiciaire. Nous intervenons dans des domaines qui concernent le code de la route et l’urbanisme. Nous sommes complémentaires de la police nationale ».

Ce qui plaît à Frédéric Biedack dans son métier, c’est « le contact humain. En tant que police de proximité, nous sommes les yeux et les oreilles du maire. Notre force est de bien connaître les quartiers et leurs habitants. » Ce qui le marque le plus : « L’incivilité grandissante des gens qui pensent avoir tous les droits. »

• « Nous sommes des cibles »

Comment Frédéric Biedack voit-il sa carrière après les différents attentats en France ? « Nous sommes des cibles sur la voie publique. Nous prenons les mêmes risques que les policiers nationaux, sans forcément avoir de moyens pour nous défendre. » Il rappelle la mémoire d’une de ses homologues : « Clarissa Jean-Philippe a été tuée par Amedy Coulibaly durant les attentats de janvier 2015 à Paris, car elle portait l’uniforme de la police municipale. »

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