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À Lanester, la Police municipale « ce n‘est pas du maintien de l’ordre »

FAIRE DU MAINTIEN DE L’ORDRE N’ENTRE PAS DANS LES MISSIONS DE LA POLICE MUNICIPALE DE LANESTER RAPPELLE LE MAIRE GILLES CARRERIC. PAS QUESTION DONC DE L’ARMER.
Gilles Carreric maire de Lanester explique que la Police municipale n’a pas vocation à faire du maintien de l’ordre et que ses missions n’exigent pas qu’elle soit armée.
Armer la Police municipale de Lanester ? Gilles Carreric, son maire, est clairement contre. « C‘est non, parce que ce n’est pas en lien avec les missions qui sont confiées ». Pas en adéquation non plus avec la vision qu’il a du rôle d’une Police municipale : « C’est une police de prévention, proche des habitants, de lutte contre les incivilités et de mise en œuvre des arrêtés municipaux ». Elle n’a pas vocation à se substituer à la Police nationale : « La Police municipale, ce n‘est pas du maintien de l’ordre ».
À Lanester, la Police municipale existe depuis 1996. D’un poste, on est passé à trois en 2016 : une femme et deux hommes. Un effectif jugé « suffisant » pour une commune d’un peu plus de 23 000 habitants. Les personnels sont équipés d’un bâton de défense, arme classée en catégorie D dont le port est réglementé. Pas d’armes à feu – pistolet 9 mm ou 7,65 mm ou revolver 38SP (article R511-12 du code de la sécurité intérieur) – ce qui en France, en 2020, était le cas de plus de 58 % des policiers municipaux. C’est le cas à Lorient et pourrait le devenir à Larmor-Plage dans le cadre de la convention de mutualisation avec Lorient. Et puis, rappelle le maire : « les compétences et les formations ne sont pas les mêmes ».

Les points noirs, pour le quotidien, ce sont le vandalisme et l’incivilité.

VANDALISME ET INCIVILITÉ
À Lanester, la Police municipale est dotée radar jumelle (comme vient de le faire Hennebont) pour lutter contre les infractions routières. Située en zone Police, la Ville a signé une convention communale de coordination (renouvelée en 2020). Gilles Carreric explique participer tous les mois, au commissariat de Lorient, à un groupe de partenariat opérationnel dont l’objectif est de résoudre collectivement les difficultés rencontrées sur le territoire de la commune. Il participe aussi au Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance. « Les points noirs, pour le quotidien, ce sont le vandalisme et l’incivilité. On est confronté à des faits de délinquance, pas plus, pas moins, qu’une ville de 23 000 habitants. Cela renvoie – mais ce n’est pas moi qui le dis – à un territoire apaisé ». Celui que Lorient Agglomération met en avant dans son projet de territoire.

Quand un maire dit – je suis responsable de la sécurité publique -, je dis non !

COMPÉTENCE RÉGALIENNE
S’il reconnaît que la sécurité de ses concitoyens « est une exigence absolue », Gilles Carreric estime qu’elle relève de la compétence de l‘État et non pas des maires. « C’est une compétence régalienne, elle ne se transfère pas. C’est important, cela assure une égalité de traitement territorial ». Il dénonce un transfert insidieux opéré par l’État vers les collectivités. « Quand un maire dit – je suis responsable de la sécurité publique -, je dis non ! ». Alors, une Police municipale intercommunale ? « Je ne serais pas favorable ». L’élu préférerait que les élus se mobilisent « pour que la Police nationale ou la gendarmerie soient dotées de moyens tant humains que matériel ». ?
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