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Terrorisme Nice : une photo du tueur de Samuel Paty dans le téléphone de l’assaillant

Posted On 14 Nov 2020
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L’enquête sur l’attentat de Nice, qui a fait trois morts le 29 octobre dernier, est désormais confiée à des juges d’instruction.

Trois personnes, un homme et deux femmes, ont été tué le 29 octobre dernier, dans une attaque au couteau qui a eu lieu à la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice. Le suspect, un migrant tunisien de 21 ans, a été neutralisé par la police. Photo Valery HACHE/AFP

Une photo d’Abdoullakh Anzorov, l’assassin du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty, a été retrouvée dans le téléphone de Brahim A., suspecté d’avoir tué trois personnes dans une attaque au couteau menée à Nice le 29 octobre dernier, indique ce vendredi le Parquet national antiterroriste (Pnat).

Abdoullakh Anzorov, un Russe de 18 ans d’origine tchétchène, avait sauvagement assassiné Samuel Paty devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) où le professeur travaillait, le 16 octobre dernier. Anzorov avait été abattu par les policiers de la Bac à quelques centaines de mètres des lieux de l’attentat.

Par ailleurs, selon le parquet, l’exploitation des téléphones du Tunisien de 21 ans dans le cadre de l’enquête de l’attentat de Nice a également permis d’y découvrir des photographies relatives à l’organisation terroriste État islamique ainsi qu’un message audio dans lequel il qualifiait la France de « pays de mécréants ».

Une information judiciaire ouverte

Le Pnat a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire ce vendredi, des chefs d’association de malfaiteurs terroriste, d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et de tentatives d’assassinats sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste. Un ou plusieurs juges d’instruction vont ainsi être chargés de l’enquête.

Grièvement blessé par la police municipale qui l’a neutralisé quelques minutes après l’attaque au couteau, Brahim A. a été transféré dans un hôpital de la région parisienne. Le parquet antiterroriste indique dans son communiqué que son pronostic vital restait engagé et qu’il ne pouvait pas être entendu par les enquêteurs.

« L’information judiciaire devra préciser le parcours de l’intéressé, sa personnalité et vérifier s’il a pu bénéficier de complicité ou d’un quelconque soutien dans son projet criminel, que ce soit en France, en Italie ou en Tunisie », note le Pnat.

Arrivée à Nice moins de deux jours avant l’attaque

Le parquet revient également sur le parcours de Brahim A. Comme cela a déjà été évoqué, notamment par le procureur national antiterroriste, le Tunisien de 21 ans a quitté son pays en bateau le 19 septembre et est arrivé sur l’île italienne de Lampedusa le lendemain. Il débarque sur le continent européen à Bari, en Italie, le 9 octobre et fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire italien. Il passe ensuite 14 jours en Sicile, entre le 12 et le 26 octobre, puis se rend à Rome le 27 octobre au matin. Le 27 octobre à 20h31, il arrive à la gare de Nice, soit moins de deux jours avant l’attentat.

A Nice, le 28 octobre, il se rend à au moins quatre reprises aux abords de la basilique Notre-Dame, comme l’atteste la vidéosurveillance. Après avoir passé la nuit dans le hall d’un immeuble, il va prier dans une mosquée puis se rend à la gare, où il change de chaussures et retourne sa doudoune. Il quitte la gare à 8h13 et se rend directement à la basilique, distante de moins d’un kilomètre.

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