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Syndicat National des Policiers Municipaux

Marseille. Prison ferme pour une bande de 27 trafiquants de stupéfiants

Posted On 12 Déc 2017
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Ouest-France, avec AFP.

Des condamnations allant de six mois à dix ans de prison ont été prononcées, ce mardi 12 décembre, par le tribunal correctionnel de Marseille, contre 27 prévenus jugés pour un trafic de stupéfiants tentaculaire dans les quartiers Nord de la cité phocéenne. Leur business avait été démantelé en juin 2015.

Ils comparaissaient depuis le 21 novembre dernier. Pas moins de 27 prévenus, jugés pour un trafic de stupéfiants tentaculaire dans les quartiers Nord de la cité phocéenne, ont été condamnés, ce mardi 12 décembre, par le tribunal correctionnel de Marseille. Il y avait là des guetteurs, des « charbonneurs » (vendeurs), des nourrices (chargées de conserver la drogue et les armes chez elles), des superviseurs et des gérants.

Ils étaient poursuivis pour avoir fait fonctionner un point de vente dans la cité de La Castellane. Un trafic qui s’était entendu à une banlieue voisine, considérée comme « une filiale ou une franchise ». La bande faisait dans le cannabis. Pour un chiffre d’affaires quotidien estimé par les enquêteurs à 12 000 euros. Leur juteuse affaire avait été démantelée en juin 2015.

Le « PDG » prend dix ans, le « directeur général » huit

Surnommé « Général Z », Zaïre Laribi, 37 ans, décrit par l’accusation comme « le PDG de cette entreprise, toujours loin de la classe ouvrière et qui ne se salit pas les mains », a été condamné à dix ans de prison, le maximum encouru par l’ensemble des prévenus, avec une mesure de sûreté des deux tiers. Il devra également payer une amende de 500 000 euros. Farid Tachougaft, 36 ans, dépeint, lui, comme le « directeur général », a écopé de huit ans d’emprisonnement ainsi que d’une amende de 200 000 euros.

Au total, le tribunal a prononcé neuf mandats de dépôt ou mandats d’arrêt contre des prévenus qui avaient été remis en liberté durant l’instruction. La peine la plus légère équivaut à six mois de prison.

Soulignant « la mainmise » du narcotrafic dans des cités « où l’omerta est imposée à tous », la procureure Audrey Jouaneton, avait invité le tribunal à « faire œuvre sociale » en prononçant des condamnations sévères allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement.

La magistrate avait évoqué le narcotrafic sévissant à Marseille comme « une hydre qui revit sans cesse même si ses têtes tombent sous les balles »« Depuis 2012, on dénombre quatorze assassinats ou tentatives d’assassinat en forme de règlements de comptes en lien avec les trafics de stupéfiants de La Castellane », avait-elle souligné.

SNPM
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