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09 – Les habitants se mobilisent pour stopper la délinquance

Un groupe d'habitants du pays d'Olmes s'est constitué sur Face book pour dire «Stop à l'insécurité en pays d'Olmes» / Capture d'écran Facebook
Un groupe d’habitants du pays d’Olmes s’est constitué sur Face book pour dire «Stop à l’insécurité en pays d’Olmes» / Capture d’écran Facebook

Un groupe d’habitants de Lavelanet et du pays d’Olmes, excédés par la délinquance qui sévit dans le secteur, s’est constitué sur les réseaux sociaux pour dire «Stop à l’insécurité en pays d’Olmes». Une pétition circule également sur Internet.

 

«Nous ne supportons plus de voir des voitures vandalisées, une insécurité ambiante, les habitants ont peur, il faut passer à la vitesse supérieure et mettre en place et au plus vite des moyens pour que tout cela cesse.» Le message, clair, est celui du groupe «Lavelanet pays d’Olmes en péril – Stop à l’insécurité en pays d’Olmes» qui compte 405 membres sur le réseau social Facebook. Pour la plupart, il s’agit d’habitants de la «capitale» du pays d’Olmes et des environs qui se disent excédés par la délinquance enregistrée dans ce secteur.

Il est vrai que, depuis plusieurs semaines, les vols de voitures souvent suivis d’incendie, les dégradations diverses (cf. nos éditions précédentes), les cambriolages et les actes d’incivilités se multiplient. Sans que les gendarmes, qui se sont pourtant donné les moyens de lutter contre cette délinquance, ne parviennent à l’enrayer. D’où un certain agacement même si, de façon quasi unanime, les commentaires soulignent le travail des militaires du pays d’Olmes.

Le maire de Lavelanet, Marc Sanchez, a été informé de cette mobilisation citoyenne. Il a d’ailleurs rencontré récemment quelques administrateurs de ce groupe pour, indique-t-il, «leur expliquer ce qui se fait en matière de sécurité à Lavelanet, et le travail mené par les élus en partenariat avec la gendarmerie nationale, le procureur de la République et la préfecture». L’élu assure d’ailleurs que «les moyens mis en œuvre apportent quelques satisfactions mais les réponses, ensuite, ne sont pas satisfaisantes». Marc Sanchez fait ainsi référence à la mise en liberté, sous contrôle judiciaire, de deux personnes suspectées d’être impliquées dans l’incendie d’une voiture volée en début de semaine dernière (lire encadré).

Caméras : référendum en avril 2015

Mais pour le premier magistrat lavelanétien, cette pétition n’aura aucun effet. «En revanche, il faut que les gens viennent quand ont fait des réunions sur les voisins vigilants, par exemple. Le but n’est pas d’inciter à la délation mais d’instaurer une solidarité civique : il ne faut pas avoir peur de téléphoner aux gendarmes pour signaler un événement», insiste Marc Sanchez qui espère également une forte participation au référendum qu’il compte mettre en place en avril 2015 au sujet de l’installation de caméras de surveillance.

La mairie compte également «doubler, voire tripler» les effectifs de la police municipale dans les prochains mois, toujours dans l’optique de «renforcer la lutte contre la délinquance et l’incivisme». Enfin, Marc Sanchez compte embaucher des «gardes privés», toujours en renfort de la police municipale. Et s’il sait qu’un tel «service» n’est pas gratuit, il estime que «la sécurité de la population n’a pas de prix».


Le chiffre : 356

signatures >sur Internet. Une pétition «Stop à l’insécurité en pays d’Olmes» a également été lancée sur le site www.petition24.net. Mise en ligne le 17 décembre, elle a recueilli 356 signatures.


La détention provisoire est «strictement exceptionnelle»

Si les Lavelanétiens ont eu du mal à comprendre la décision judiciaire concernant deux personnes, dont un mineur, suspectées d’être impliquées dans l’incendie d’une voiture en début de semaine dernière — ils ont été mis en examen mais laissés en liberté, sous contrôle judiciaire — (cf. «La Dépêche du Midi» de samedi) le procureur de la République de Foix, Olivier Caracotch rappelle simplement que «les textes sont clairs : la détention provisoire est strictement exceptionnelle. D’autant plus quand elle concerne un mineur», indique le magistrat qui précise que dans cette affaire, «le contrôle judiciaire avait été demandé par le parquet».

SNPM
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