Suivez nous sur nos autres médias :
SNPM Syndicat National des policiers Municipaux

VIDEO. Lutte contre la drogue : quand la nouvelle police municipale de Saint-Ouen fait un four

A Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, où le business du shit bat son plein, la municipalité a décidé de mettre le paquet avec une nouvelle police municipale suréquipée. Mais attraper les dealers en flagrant délit, c’est presque mission impossible… Extrait de « Complément d’enquête ».

avatar

France 2France Télévisions

Mis à jour le 14/09/2017 | 22:58
publié le 14/09/2017 | 21:09

Devant la recrudescence des règlements de comptes par balles liés au trafic de drogue, le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) a décidé de mettre le paquet. Vingt-cinq recrues, dont plusieurs anciens légionnaires, équipés de flashballs et de caméras, forment la nouvelle police municipale. Une police qui coûte cher à la ville : 1 million 700 000 euros cette année, trois fois plus qu’en 2016. Pour quel résultats ? Extrait de « Complément d’enquête ».

« Il faudra faire attention, le quartier est assez tendu. Il y a peu de temps, on a pris des projectiles. » Briefing de l’équipe, checking du matériel, et départ en opération. Raphaël Tresanini s’est fait embarquer avec la patrouille ce soir-là. La « présence d’individus consommant des stupéfiants » est vite signalée.

« Artena derrière ! »

Première opération de la soirée : un « four » (un gros point de deal) qui a pignon sur rue depuis une dizaine d’années. Deux policiers s’élancent, dont l’un avec un pitbull en laisse. Mais « l’individu suspect » a été plus rapide : aux cris du guetteur « Artena, derrière ! » (« Artena » pour signaler l’arrivée de la police), il a piqué un sprint le long des barres d’immeubles.

Premier point contrôlé, premier échec. Le dealer présumé s’est échappé. Les attraper, c’est presque mission impossible à Saint-Ouen. Les réseaux du trafic de drogue se sont adaptés à la nouvelle pression policière. Sur ceux qui restent sur la zone de deal, on ne trouve jamais rien… ni cannabis, ni argent. Et les gamins narguent les « Schmitt » : « Vous avez raté ! »

« C’est mort », conclut le chef. Pas pour tout le monde… A peine le dos tourné, le business reprend. A la barbe des flics, le guetteur s’est remis en place.

Du côté des forces de l’ordre, le butin de cette soirée se montera en tout à 200 euros à peine..

SNPM
A propos de l'Auteur