Suivez nous sur nos autres médias :
SNPM Syndicat National des policiers Municipaux

Un homme en détention après un rodéo sauvage à Nancy, une première en Lorraine

Posted On 16 Sep 2018
By :
Comment: Off

Vendredi 14 septembre, un homme a été placé en détention après un rodéo sauvage dans les rues de Nancy. C’est une première en Lorraine.

Publié le 15 Sep 18 à 17:28|Modifié le 15 Sep 18 à 17:28
Depuis début août, les rodéos motorisés sont lourdement condamnés. Un premier cas vient de se présenter en Lorraine. (Illustration ©Adobe Stock)

Il avait commis toute une série d’infractions et se trouvait sous l’emprise de stupéfiants, au guidon de sa motocross. Vendredi 14 septembre, un homme de 28 ans a été placé en détention après avoir effectué un rodéo sauvage, à Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Il encourt une peine de 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende, indique dans un communiqué François Pérain, procureur de la République de Nancy.

LIRE AUSSI : Rodéos sauvages : quels sont les départements les plus « chauds » ?

En semi-liberté

Le suspect, né à Montpellier et demeurant à Strasbourg, a été poursuivi vendredi 14 septembre dans le cadre d’une comparution immédiate pour « comportements compromettant délibérément la sécurité ou la tranquillité des usagers de la route sous l’emprise de stupéfiants », précise le procureur de la République.

Les faits se sont déroulés le 12 septembre 2018, vers 16 heures, rappelle le site Ici c Nancy . Le pilote d’une motocross au comportement dangereux est interpellé par la police après avoir commis une succession d’infractions au Code de la Route dans le quartier du Haut du Lièvre à Nancy. Le procureur précise que l’individu n’a pas respecté quatre feux rouges, a eu une conduite dangereuse sur un parking de supermarché…

Placé en garde à vue au commissariat de police, l’homme est contrôlé positif au cannabis. Il se trouve sous le régime de la semi-liberté, après « l’aménagement d’une peine d’emprisonnement ferme dans le cadre d’un placement extérieur octroyé le 16 juillet 2018 par le juge d’application des peines du TGI de Strasbourg ».

Dans l’attente de l’audience du lundi 17 septembre prochain, il a été placé en détention. Le juge d’application des peines de Strasbourg sera également saisi, en vu du retrait du régime de semi-liberté dont bénéficiait l’auteur du rodéo sauvage.

LIRE AUSSI : Île-de-France : La nouvelle loi anti-rodéo et la vidéosurveillance permettent de réaliser un premier flag’

Une première en Lorraine

Le procureur de la République de Nancy tient à préciser qu’il s’agit d’une première en Lorraine, depuis l’entrée en vigueur d’une loi plus répressive contre les « rodéos motorisés », le 3 août dernier :

A ma connaissance, il s’agit de la première poursuite correctionnelle en Lorraine visant cette nouvelle infraction pénale appelée « rodéo motorisé » qui permet de réprimer devant le tribunal correctionnel la commission répétée de contraventions au Code de la Route sans qu’il soit nécessaire de caractériser une mise en danger de la vie d’autrui.

Le procureur rappelle que « selon la loi n°2018 701 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les rodéos motorisés, ces faits sont punis d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, et de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende lorsqu’ils sont commis en réunion ».

Les peines, commises ou non en réunion, sont par ailleurs portées à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende dans l’un de ces trois cas :

  • Lorsqu’il résulte d’une analyse sanguine ou salivaire que la personne a fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants ou lorsque cette personne a refusé de se soumettre aux vérifications destinées à établir ces faits ;
  • Lorsque la personne se trouvait sous l’empire d’un état alcoolique caractérisé par une concentration d’alcool dans le sang ou dans l’air expiré égale ou supérieure aux taux fixés par les dispositions législatives ou réglementaires ou lorsque cette personne a refusé de se soumettre aux vérifications destinées à établir ces faits ;
  • Lorsque le conducteur n’était pas titulaire du permis de conduire exigé par la loi ou le règlement ou que son permis avait été annulé, invalide, suspendu ou retenu.

En cas de cumul d’au moins deux de ces cas, les peines « sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende ».

SNPM
A propos de l'Auteur