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Orléans : la délinquance augmente, mais les interpellations aussi

Le bilan chiffré de la délinquance et sécurité publique d’Orléans a été livré par Olivier Geffroy, adjoint au maire en charge de la Sécurité et de la Tranquillité publiques. Au terme d’une année particulière, marquée par l’état d’urgence et la multiplicité des actes d’attentats sur le territoire national, la délinquance orléanaise est en augmentation envers les biens et les personnes physiques. Parallèlement, l’activité policière suit le mouvement, notamment en ce qui concerne les interpellations. Mais aucun taux d’élucidation des affaires n’a été communiqué.

Toujours très attendus, les chiffres de la délinquance 2016 ont été livrés par Olivier Geffroy (adjoint à la Tranquillité et Sécurité publiques) et Olivier Carré (maire d’Orléans) en amont de la signature de la convention de coordination police nationale – police municipale, lundi 13 février Hôtel Groslot. 2016 a été, selon Olivier Geffroy, « pas n’importe quelle année, tant au niveau national que local ». Conséquences directes des attentats et de l’état d’urgence – prolongé pour la quatrième fois en décembre dernier jusqu’en juillet prochain – un accueil statique se déroule quotidiennement aux heures d’ouverture du public à l’hôtel de ville d’Orléans, la sécurisation des manifestations d’ampleur sont très renforcées, celle des établissements scolaires renforcée. Les patrouilles pédestres ont également été renforcées notamment durant la période précédant noël.

Atteintes aux biens. Atteintes aux personnes

Décidée par la majorité municipale en juillet 2015, l’armement des policiers municipaux monte en puissance. 80 agents sont désormais armés, ils ont pour cela reçu cinq séances de formation spécifique (soit au total 5.000 heures et plus de 700 jours de formation des agents au maniement de l’arme). Seuls trois agents n’ont pas été agréés soit pour raisons médicales soit parce que la formation ne leur a pas permis de l’être.

Côté chiffres, les atteintes aux biens augmentent de 3,5 % passant de 4.231 faits en 2015 à 4.382 faits en 2016. Si les vols de véhicules ou dans les véhicules baissent significativement (de -10 à -17 %), les cambriolages – qui marquent en profondeur leurs victimes – sont en augmentation de 10,7 % (733 au lieu de 662).

Les atteintes volontaires à l’intégrité physique augmentent de 8,2 % (1.791 faits constatés en 2016, 1.656 en 2015), on note une hausse de 35 % de violences sexuelles (de 100 à 135). Les femmes en sont les principales victimes ; un chiffre hélas en deçà de la réalité, les victimes ne portant pas toutes plaintes. Les violences physiques non crapuleuses sont aussi en augmentation passant de 900 à 1016 (+ 12,9 %). Elles ont lieu essentiellement au sein des cercles familiaux, souvent aggravés par l’emprise de l’alcool, signe – entre autres – d’une continue dégradation économique et sociale de la société.

L’augmentation de la délinquance signifie pour la Police municipale une augmentation de son activité : 626 interpellations en 2016 (681 en 2015) ; 112 affaires de stupéfiants dont 41 interpellations. Des quartiers sont plus particulièrement ciblés : les Carmes, avec 306 interventions, 101 interpellations dont 14 pour stupéfiants. 115 verbalisations au titre de l’arrêté municipal anti-bivouac ont été réalisées sur le parvis de la Gare-Pasteur-Saint-Vincent. 204 caméras de vidéo-protection sont en activité à Orléans, 63 d’entre elles seront renouvelées et modernisées (en full-HD, image haute-définition). 223 images ont été réquisitionnées par les enquêteurs en 2016.

Quels taux d’élucidation des affaires ? Mystère…

Demeure cependant une inconnue, dont le chiffre n’a pas été révélé par Olivier Geffroy, adjoint à la Sécurité et Tranquillité publique : le taux d’élucidation des affaires, chiffre dont les citoyens sont friands. « On ne l’a pas », affirme-t-il. Et le nombre de plaintes déposées en 2016 par rapport à 2015 ? « On ne l’a pas non plus », poursuit-il. « La communication des chiffres de l’État envers le maire est très règlementée ». Directrice départementale de la Sécurité publique, la commissaire Fabienne Lewandowski, n’est pas plus prolixe sur le sujet : « Certes les faits de délinquance augmentent, mais il y a eu plus d’interpellation cette année qu’en 2015. J’ai le sentiment policier qu’on travaille bien, beaucoup, mais ça ne se traduit pas forcément de manière statistique. Or on devrait avoir une traduction statistique meilleure. Cela étant, il y a une bonne entente avec les services judiciaires. On est dans la moyenne nationale ». Élucider le mystère de l’absence des taux d’élucidation : un beau sujet d’enquête…

F.Sabourin.

 La convention de coordination entre Police nationale et Police municipale signée pour trois ans supplémentaires

(de g. à d.) F. Lewandowski, N. Meddah, O. Carré, O. Geffroy.

Le préfet Nacer Meddah, le maire d’Orléans Olivier Carré, Olivier Geffroy son adjoint à la Sécurité et Tranquillité publique et Fabienne Lewandowski directrice départementale de la Sécurité publique ont signé pour la prolonger de trois ans la convention de coordination entre la Police nationale et la Police municipale orléanaise. Les objectifs communs sont notamment la lutte contre les rodéos autos et motos, la pratique de patrouilles coordonnées entre les deux polices, la lutte contre les trafics de stupéfiants. Mais c’est aussi la prise en compte de certains quartiers, comme celui de l’Argonne, dans le cadre du projet “Argonaute », avec l’ouverture de nouveaux locaux de Police nationale. Un 6e poste de quartier de Police municipale ouvrira dans le quartier Gare-Pasteur-Saint-Vincent.
Pratiquement, il s’agit aussi d’assurer des échanges permanents d’informations opérationnelles, transfert d’images de vidéo-protection, et interconnexion des réseaux de communication. A ce titre, la ville d’Orléans va intégrer « Acropol », le réseau d’État de communication de la Police nationale (qui comprend huit municipalités). 16 Polices municipales de la Métropole orléanaise et au-delà souhaiteraient être raccordées à ce même réseau de communication. Dans les nouveautés de cette convention, l’inscription de l’armement de la Police municipale (catégorie B) ; et l’organisation de formations ou de sensibilisations par la DDSP au profit de la Police municipale.

 

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