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Municipales : « La sécurité est une attente de la population » pour Frédéric Biedak, du syndicat des policiers municipaux

Une voiture de la police municipale de Metz. © Radio France – Annaïg Haute
La sécurité est un enjeu majeur des prochaines élections municipales. Frédéric Biedak, président du syndicat national des policiers municipaux, évoque les attentes de la population en matière de sécurité et l’évolution des missions de la police municipale.

Quelle est la préoccupation majeure des électeurs, en cette campagne pour les municipales, selon vous ? Réponse : la sécurité, le vivre ensemble. C’est l’enseignement de notre grande consultation ICI, en partenariat avec l’institut Odoxa55% des personnes interrogées estiment que la sécurité doit être la priorité du maire qui sera élu dans quelques semaines.  Sentiment confirmé par Frédéric Biedak, président du Syndicat national des policiers municipaux, par ailleurs lui-même policier municipal en Moselle : « Un sondage mené par Public Sénat dans le cadre de ces élections municipales 2026 indique également que la sécurité et la lutte contre la délinquance est passée à 51% des attentes des Français« .

Davantage de prérogatives pour la police municipale

Pour répondre à ces attentes, la vidéoprotection est un des outils pour prévenir la délinquance. L’intégration de technologies comme la lecture automatique des plaques d’immatriculation (LAPI) « nous permettrait d’être plus réactifs lors des interventions » estime-t-il. Ce dispositif n’est accessible, aujourd’hui, qu’aux agents de la police nationale, des douanes et de la gendarmerie. Un texte le rendant également accessible aux policiers municipaux a déjà été voté au Sénat, et doit être examiné par l’Assemblée nationale au printemps.

Le texte prévoit aussi un élargissement de prérogatives judiciaires, et la possibilité de dresser des amendes forfaitaires délictuelles pour quinze infractions, contre neuf initialement prévues par le gouvernement : de la vente à la sauvette et l’usage illicite de stupéfiants jusqu’aux outrages sexistes et sexuels, aux occupations de halls d’immeuble ou à la conduite sans permis.

Mais pour Frédéric Biedak, il manque un aspect essentiel dans ce texte de loi : la reconnaissance du métier de policier municipal. « Le volet social n’est pas abordé. Il nous faut 43 annuités, comme tout le monde, pour accéder à la retraite, et nous sommes essentiellement payés grâce aux primes.  Notre degré indiciaire de la fonction publique est la catégorie C. Donc moi, je partirai avec 1.200 à 1.400 euros de retraite par mois. » Donc davantage de prérogatives, oui, mais pas sans contrepartie. « Les pompiers professionnels et la police nationale ont obtenu des avancées, pourquoi pas nous ? »

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