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Le feu vert de l’Etat à la vidéoprotection

Le feu vert de l’Etat à la vidéoprotection
La mairie d’Idron, l’un des sites qui sera bientôt équipé d’un système de vidéoprotection.

PHOTO JACKY BELLEHIGUE

La décision municipale d’équiper un certain nombre de bâtiments et aménagements publics fait suite à l’explosion des actes de vandalisme et des destructions en tout genre dans la commune, qu’Annie Hild, maire d’Idron, fait remonter à ces trois à quatre dernières années.

Par une série d’arrêtés visant six lieux du bourg, le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Gilbert Payet, autorise, pour une durée de cinq ans renouvelable, la mise en œuvre d’un système de vidéoprotection au cimetière, au groupe scolaire, au château, à la mairie, au stade et dans le secteur de l’église.

Il s’agit d’assurer, dans des « endroits stratégiques », la sécurité des personnes et des biens, mais aussi de prévenir les trafics de stupéfiants, dans des périmètres bien définis. Les arrêtés préfectoraux précisent que le public doit être informé, sur les lieux concernés, par une signalétique appropriée. Le coût du dispositif n’est pas encore connu, mais il sera élevé, prévient d’ores et déjà l’élue.

Toboggan sur le toit du stade

Mme Hild se désole de toutes les petites exactions qui sont déplorées au quotidien, des vols de fleurs au cimetière à l’incendie de palmiers. « Nous sommes obligés de renforcer la sécurité et d’adopter un principe de police au niveau de l’agglomération. » Il n’y a pas de police municipale à Idron et une partie de la jeunesse s’en donne à cœur joie. « La délinquance se déplace », constate Annie Hild. Au stade, on descend sur le toit comme sur un toboggan. Le week-end, le groupe scolaire est envahi de trottinettes.

Ailleurs, on caillasse, on ouvre les robinets extérieurs, qu’on ne referme pas. Sans parler des emballages McDonalds jonchant la voie publique. La situation est telle qu’Annie Hild ne rend plus public l’inventaire des dégâts occasionnés aux biens collectifs, comme elle le faisait naguère. Au contraire de l’effet escompté, « cela créait une sorte d’émulation entre casseurs ».

Prenant la mesure d’un autre effet pervers, la mairie a aussi fait enlever toutes les lampes de détection de présence auprès desquelles on se donnait rendez-vous, jusque tard dans la nuit.

Source:: Le feu vert de l’Etat à la vidéoprotection

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