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L’adjoint à la sécurité prête main forte aux policiers municipaux

Le premier adjoint, Julien Smati, a « ceinturé et mis à terre » un jeune pilote de scooter, poursuivi par les policiers municipaux.

 

Le pilote a tenté d’échapper aux policiers en cachant son deux-roues dans les fourrés.  Photo DRLe pilote a tenté d’échapper aux policiers en cachant son deux-roues dans les fourrés. Photo DR

« C’est l’opportunité qui fait qu’on agit. » Le premier adjoint, Julien Smati, en charge de la sécurité, accepte volontiers de raconter sa mésaventure du 13 juillet. « Je discutais sur le parking de la mairie, lorsque je vois un scooter débouler à fond sur la piste cyclable. Le pilote et son passager ne portaient pas de casque. Je décide de prévenir la police municipale. » Bien lui en a pris car justement, le scooter avait été repéré quelques rues plus loin par une patrouille qui a décidé de le prendre en chasse. « Ne le perdez pas de vue », lance le chef opérateur à l’élu, au bout du téléphone. Julien Smati observe : il n’y a plus qu’un pilote sur le deux-roues et il glisse le véhicule dans un bosquet d’arbres, en contrebas de l’hôtel de ville. Il tente de se cacher et ne bouge plus au moment où les policiers arrivent. Le voilà encerclé mais il l’ignore : d’un côté les policiers municipaux et de l’autre, l’élu. Lorsque les fonctionnaires lui intiment l’ordre de s’immobiliser, le jeune motard se met à courir dans la direction opposée. Et se retrouve nez à nez avec Julien Smati. « Je l’ai ceinturé et mis au sol. C’est insupportable de voir des gens faire tout et n’importe quoi dans la commune. Je me sens vraiment engagé là-dessus. »

Connu des services de police, le jeune a été placé en garde à vue et le scooter envoyé en fourrière. « Cela faisait deux semaines que les policiers recherchaient ce scooter car il était impliqué dans de nombreux rodéos », complète l’élu.

« Le fait qu’on soit resté en contact direct en permanence a porté ses fruits, témoigne le policier qui a répondu au téléphone au poste de la police municipale. C’est un concours de circonstances, c’est vrai, mais cela montre que les informations que les gens peuvent nous transmettre nous sont précieuses. »

Bien sûr, il est fortement déconseillé d’intervenir directement, mais les forces de l’ordre ne cessent de le répéter : l’alerte peut permettre de mettre fin à des actes illégaux. Cela a été également le cas à Sathonay-Camp, lundi soir.

À Rillieux, l’adjoint à la Sécurité est coutumier des tournées avec les fonctionnaires de la police municipale. « J’étais encore avec eux le tragique soir du 14 juillet. Cela me permet de mieux comprendre le travail des policiers au quotidien et d’ajuster les politiques de sécurité. Quand on a les deux pieds sur le terrain, on est plus modeste, ensuite. Cette fois-ci, j’ai économisé un peu de course à pied aux policiers. Par ces temps de chaleur, c’est appréciable. »

M. M.

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