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«La présence humaine forte a fini par apaiser la situation»

Olivier Arsac: «La présence humaine forte  a fini par apaiser la situation»
Olivier Arsac: «La présence humaine forte a fini par apaiser la situation»

Quelle est la situation place Saint-Pierre ?

Il y a une nette amélioration en termes de sécurité comme de tranquillité. En 2014, quand nous sommes arrivés, on déplorait des coups de couteau, des agressions sexuelles… Ces événements graves ont quasiment disparu. Il y a une présence policière forte la nuit. Nous avons augmenté les contrôles sur la consommation d’alcool sur la voie publique. Il n’y a plus de grands rassemblements sur les marches ou devant les cafés. Je ne dis pas que tous les problèmes ont disparu mais ça s’est apaisé. Si à Gabriel-Péri on ne note pas encore d’amélioration, à Saint-Pierre, c’est plutôt une réussite. Rien n’est acquis mais ça fait un an que c’est stabilisé. C’est vraiment une satisfaction.

Quels sont les moyens qui ont été mis en place ?

Depuis le 19 octobre 2015, la police municipale travaille 24 heures sur 24. Nous avons mis en place une patrouille de police municipale la nuit aux abords de la place de Bologne et nos équipes qui tournent en ville viennent beaucoup à Saint-Pierre. Cela représente quatre à cinq véhicules par nuit de la police municipale. Les caméras nous permettent de réagir vite. Nous sanctionnons l’alcool sur la voie publique et les mictions autant que possible. Et de grosses opérations conjointes police nationale et municipale sur l’alcool ont été organisées en 2016 et 2017. La présence humaine forte a fini par apaiser la situation.

Les fermetures anticipées de bars, une sanction instaurée cette année, ont-elles pesé ?

La commission des débits de boissons a un rôle très positif. Elle repose sur la médiation grâce aux syndicats de la profession. Elle n’a pas prononcé de fermetures à Saint-Pierre mais elle a fait causer dans la profession et incité à une responsabilisation. Les terrasses sont plus contenues. Le nombre d’appels reçus par Allô Toulouse sur les dix bars qui totalisent le plus de plaintes est passé de 1 200 en 2015 à 800 en 2016.

De façon générale, quelle est la situation du centre-ville ?

Selon la Direction départementale de la sécurité publique, dans le centre, les atteintes à l’intégrité physique, les agressions, ont reculé de 18 % sur les neuf premiers moins de 2017 comparés à la même période en 2016. Les vols par effraction de 10 % et les dégradations de 19 %. En revanche, les vols liés à la voiture (dans l’habitacle) ont augmenté de 11 %. Ces chiffres sont plutôt un bon signe.

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