Suivez nous sur nos autres médias :
SNPM Syndicat National des policiers Municipaux

La police de sécurité en réflexion

La police de sécurité du quotidien, destinée à rassurer les habitants, entrera en fonction début 2018 avec des moyens renforcés. La préfecture a engagé une concertation, qui est également ouverte aux Belfortains.

Durant le premier trimestre 2018, la police de sécurité du quotidien se mettra progressivement en place sur le territoire français. En s’adaptant aux particularités de chaque département. Voulue par le gouvernement, elle a pour but essentiel de rassurer les Français, dans le contexte des attentats et de la délinquance.

Vendredi, la préfète Sophie Elizéon a lancé la première concertation sur le sujet. Autour de la table étaient rassemblés les divers partenaires concernés : police et gendarmerie bien sûr, mais aussi représentants de l’Éducation nationale, bailleurs sociaux (Néolia, Territoire habitat), La Poste, chambre de métiers, chambre d’agriculture, chambre de commerce, Pôle emploi, protection judiciaire de la jeunesse, caisse d’allocations familiales et CPAM, agence régionale de santé et syndicat mixte des transports en commun.

« On fait tous de la police de sécurité sans le savoir », a souligné le directeur départemental de la sécurité publique, Thomas Kieffer. « L’objectif est d’avoir une police disponible, à l’écoute des citoyens. » Une police avant tout visible, comme l’a souligné la préfète.

« Les missions de la police de sécurité du quotidien seront les mêmes que celles de la police et de la gendarmerie, à savoir protéger et servir, tout en garantissant la sécurité des citoyens. Ce sont les modalités d’intervention qui vont changer, grâce aux moyens financiers, humains et techniques qui seront alloués. » Au niveau national, « 10 000 personnes supplémentaires seront recrutées d’ici à 2022, dont 1 850 dès l’an prochain ». La police municipale sera associée à la nouvelle unité.

Adresse mail ouverte à tous

Cette nouvelle entité « n’aura rien à voir avec la police de proximité » qui a été supprimée il y a quelques années. Elle consistait à placer des îlotiers dans les quartiers les plus sensibles.

Dans les faits, une phase de concertation est en cours dans les différents départements. À Belfort, la préfecture a engagé une série de rencontres : avec la police nationale le 4 décembre, avec la gendarmerie le 5. Elle poursuivra avec les partenaires locaux (services publics, bailleurs sociaux, gestionnaires de transport, commerçants, banques, assurances, associations, éducation) les 7 et 8 décembre, avec les élus le 11 et enfin avec les directeurs départementaux des services déconcentrés de l’État le 13. « La synthèse sera remontée le même jour. »

La préfecture souhaite impliquer les Belfortains dans la réflexion. Une boîte mail a été mise en place pour recueillir leurs observations. Ils peuvent s’exprimer jusqu’au 13 décembre.

Adresse mail ouverte à tous pour les suggestions et remarques : pref-concertationpsq@territoire-de-belfort.pref.gouv.fr

Isabelle PETITLAURENT

SNPM
A propos de l'Auteur