Homécourt Sécurité à Homécourt : la méthode douce paie-t-elle ?
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« Certes, je n’ai pas fait mes campagnes sur le “tout sécuritaire” mais être tranquille chez soi, dans sa ville, est un droit essentiel », observe le maire d’Homécourt, Jean Toniolo. La méthode locale : miser sur la prévention, la médiation avant tout. « Ce qui n’exclut pas de passer à la répression si le message ne passe pas ! », s’empresse d’ajouter l’élu. Il rappelle au passage qu’à son arrivée à la mairie, il n’y avait aucune caméra de surveillance (contre 36 aujourd’hui) et qu’il a étoffé l’équipe de la police municipale.
« Avec les beaux jours, on entre dans la période où l’on va être de plus en plus sollicité. Notamment, pour des histoires de hauteur de haies, de nuisances sonores – on n’a pas le droit de tondre les dimanches après-midi, par exemple – beaucoup d’habitants nous demandent conseils quand on se croise dans les rues. » L’homme qui parle s’appelle Christophe Sigrand. Il est le brigadier-chef principal de l’équipe depuis deux ans et demi. Quand les policiers municipaux circulent à vélos, ils sont plus que jamais au contact de la population.
Le sourire facile, d’apparence paisible, il fait de son ancrage dans le territoire sa plus grande force. « Souvent, les policiers municipaux sont d’anciens policiers nationaux ou gendarmes. Moi, j’ai fait vingt ans en usine. Je n’ai pas la même approche. » Ancien joueur de football, Christophe Sigrand se réjouit de connaître beaucoup des voisins mécontents qu’il est appelé à rencontrer dans le cadre de ses fonctions. « Beaucoup de conflits se règlent en discutant. » Si cette première étape ne suffit pas, des élus ou le maire prennent le relais pour tenter une médiation.
Jean Toniolo évoque aussi le dispositif Voisins vigilants. La solidarité, toujours. À ses côtés, Marie-Claire Sartore est la nouvelle adjointe à la sécurité publique. Dans le civil, elle est « cheffe de sécurité dans une société privée ». Elle observe, au sujet des moyens de l’équipe municipale : « L’équipement doit être proportionné à la délinquance qu’on rencontre. On est dans ce juste équilibre. »
« Un pistolet à impulsion électrique, on peut le sortir assez librement »
Le débat a été entamé, à Homécourt comme ailleurs, sur l’utilité de doter les policiers municipaux d’armes létales. Ils n’y sont pas favorables pour le moment. « C’est, évidemment, très encadré et, du coup, plus contraignant. Un pistolet à impulsion électrique, on peut le sortir assez librement, quand le ton monte. Une arme létale, il faut prouver la nécessité de le faire », schématise Christophe Sigrand.
« Et au final, la violence ne monte pas plus ici qu’ailleurs. C’est même carrément l’inverse », insiste Jean Toniolo. Il liste les chiffres du ministère de l’Intérieur : – 42 % de vols de véhicules entre 2024 et 2025, – 27,7 % de violences physiques intrafamiliales, – 26,7 % de cambriolages, -11 % des dégradations…




