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Béziers : il avait été agressé et roué de coups au volant de sa voiture en ville

JEAN-PIERRE AMARGER

Deux ans de prison dont six mois avec sursis et 2 500 € de préjudices pour l’agresseur qui nie toujours les faits.

Un homme a été condamné devant le tribunal de Béziers à 2 ans de prison dont six mois avec sursis. Il devra aussi verser à la victime la somme de 1 000 € de frais de justice et 1 500 € de préjudice moral.

Les faits se sont produits à Béziers au mois de mai dernier. La victime s’est arrêtée derrière le mis en cause à un feu rouge. L’homme est sorti de sa voiture avec un couteau papillon, a sorti violemment sa victime de derrière le volant de son véhicule en lui mettant le couteau sur la gorge et lui a volé ses papiers. La victime avait quand même, selon ses dires, eu le temps d’enlever les clés de démarrage avant d’être rouée de coups et de perdre connaissance. La scène s’est déroulée rue du Canal, vers 23 h à Béziers.

Identifié parmi 211 photos

L’homme va se rendre au commissariat pour déposer plainte. Elle va reconnaître son agresseur parmi 211 photos qui lui sont présentées. Le suspect sera interpellé. Il va nier l’ensemble des faits et va être placé en détention provisoire. Pour le défendre, sa mère et sa sœur vont assurer qu’il est resté toute la soirée des faits en leur compagnie au domicile familial. Mais cela ne pourra pas être prouvé malgré tous les efforts de la famille.

« La victime l’a reconnu, va insister Me Laurence Huygevelde. Il a même décrit les vêtements qu’il portait et qui seront retrouvés lors de la perquisition. Il n’était pas seul et n’a jamais voulu donner l’identité de ses cousins. Aujourd’hui, comme durant l’enquête, il nie et il s’adapte. On aurait aimé un minimum de franchise de la part du mis en cause. »

Version contre version

« Deux hommes ont fait irruption dans sa voiture et la victime a reçu une avalanche de coups. C’est cela la scène, insiste le procureur. Puisqu’il ne vous connaissait pas pourquoi s’acharnerait-il ? Dans cette enquête, tout permet de dire que c’est vous et même un membre de votre famille qui avez tenté de lui faire retirer sa plainte sous la contrainte. »

Il va requérir deux ans de prison dont six mois avec sursis. Me Sylvie Bar, pour la défense, va insister sur le fait : « Les analyses techniques ne sont jamais revenues dans le dossier. Rien ne ressort de la vidéo et aucun élément matériel ne permet de la mettre en cause.  On prend la version de la victime pour argent comptant sans avoir de certitude. Il faut relaxer mon client. »

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