Syndicat national des policiers municipaux : « Une évidence, notamment aux abords des écoles »
Une hausse massive de PV est-elle à redouter, avec la suppression des stationnements cinq mètres en amont des passages piétons ? Président du Syndical national des policiers municipaux (SNPM), le Meurthe-et-Mosellan Frédéric Biedak n’est pas inquiet quant à l’application de la loi d’orientation des mobilités (LOM) avant le 31 décembre 2026. « Je ne m’attends pas à ce qu’il y ait une vague de verbalisations sur l’ensemble du territoire français. Je pense que, pour matérialiser la suppression de ces places, les collectivités mettront en place des bornes, des plots, etc. »
Mais qui dit « mobilier urbain », dit « investissements ». Et là, le syndicaliste estime que « le gouvernement doit accompagner toutes les collectivités, grandes ou petites. L’État impose une loi, il doit l’assortir de subventions. »
« Un gamin n’a pas de visibilité »
Sur le fond, Frédéric Biedak juge la suppression de ces stationnements en se basant sur son quotidien de policier municipal, en Moselle. « Pour moi, c’est une évidence, notamment aux abords des écoles. C’est là que je commence chacune de mes journées, à 8 h. Et c’est un lieu quand même assez dangereux : avec sa taille, un gamin n’a pas de visibilité si le passage est encadré de voitures. Pareil pour les personnes en fauteuil roulant. »


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