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88 – VOSGES : ÉTAT DES LIEUX DES POLICES MUNICIPALES ARMÉES OU NON DANS LE DÉPARTEMENT

Pour ou contre l’armement des policiers municipaux ? Depuis les attentats de Paris, la question est plus que jamais d’actualité.

26/11/2015 à 05:00 , actualisé le 26/11/2015 

Avant d’être armés, les policiers municipaux doivent effectuer une formation théorique de 12 heures et pratique de 45 heures. Photo d’archives Philippe BRIQUELEUR

Avant d’être armés, les policiers municipaux doivent effectuer une formation théorique de 12 heures et pratique de 45 heures. Photo d’archives Philippe BRIQUELEUR

VOSGES

Quelques jours après les attentats, le Président de la République a notamment déclaré que les policiers municipaux pourraient être armés par l’Etat. Qu’en est-il dans les Vosges ? Petit état des lieux des forces en présence…

Au 31 décembre 2014, ils étaient 127 policiers municipaux dans le département, gardes champêtres et agents de surveillance de la voie publique compris. Seuls 27 agents étaient armés en catégorie B1, c’est-à-dire revolver, pistolet automatique à Charmes, Golbey, Raon-l’Etape, Vittel, Rambervillers. La police de Golbey est également armée d’un lanceur de balle de défense.

23 policiers sont équipés en catégorie D2, c’est-à-dire bâtons de défense et 36 équipés de tonfa. Selon une représentante du centre national de la fonction publique territoriale, Reinelde Wawrzyniak, les derniers événements n’ont pour le moment que très peu modifié ces données. Certes, elle a reçu de nombreux appels pour des demandes de renseignements, de formations, mais pas forcément en provenance des Vosges.

Pour preuve, aucune demande du préfet pour telle ou telle commune n’est arrivée à ce jour sur son bureau. Ce qui signifie que ni la commune de Contrexéville, ni celle de Saint-Dié, pourtant désireuses d’armer leurs polices municipales, n’ont effectué de démarche en ce sens. Epinal n’a en revanche pas changé d’avis. Pour le maire, Michel Heinrich, c’est non. La mairie n’a pas à se substituer à l’Etat. Peut-être que le coût plutôt onéreux en refroidit aussi certains à une époque où les collectivités locales manquent cruellement de deniers. A titre d’exemple, le prix des formations obligatoires pour le port des armes est de 390 € par agent pour les 12 heures de théorie et 1 012,50 € pour les 45 heures de la partie technique. Sans oublier l’aspect logistique comme le coffre-fort où l’arme devra être rangée en dehors des services. Sans oublier les deux séances d’entraînement au prix de 60 € par séance et par agent. D’autre part, les neuf gardes champêtres vosgiens qui, eux aussi, ont le droit d’être armés, ne le sont pas. Ils sont en revanche équipés de bombes lacrymogènes. Quant aux agents de surveillance de la voie publique, ils ont des missions spécifiques relatives au stationnement par exemple et n’ont pas le droit d’être armés.

Séb.C.

source : http://www.vosgesmatin.fr/faits-divers/2015/11/26/vosges-etat-des-lieux-des-polices-municipales-armees-ou-non-dans-le-departement

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