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80 – Après les poubelles, la traque aux crottes de chiens est ouverte à Amiens

PUBLIÉ LE 30/11/2015

Par CHRISTOPHE BERGER

Ce yorkshire semble inoffensif, mais si demain il fait ses besoins sur la voie publique, son maître risque jusqu’à 150 € d’amende.

Une mesure qui vient s’ajouter aux 35 « canisites », des espaces aménagés où les chiens peuvent faire leurs besoins librement, et aux dix motocrottes du service nettoiement remises en service en avril dernier. Avec de telles actions, on se dit que les déjections canines sur la voie publique ne seront bientôt plus qu’un vieux souvenir.

D’autant plus que la mairie a décidé de sévir. Jusqu’à présent, les agents sensibilisaient les propriétaires de chiens à l’obligation de ramasser les déjections de leur animal et les informaient, en cas d’infraction, que le manquement à cette mesure est passible d’une amende de 38 euros, pouvant même aller jusqu’à 150 €. La phase de répression est entrée en vigueur, à en croire Loïc Résibois, directeur de la sécurité et de la prévention des risques urbains. «  Si un agent voit une personne laisser son chien crotter la voie publique, il y aura d’abord un rappel à l’ordre et si la personne est de mauvaise foi, ça ira jusqu’à la verbalisation. Les agents ont reçu des consignes en ce sens  ».

Une cartographie des rues à crottes

Une mission qui incombera à la police municipale et qui viendra s’ajouter aux nombreuses missions qu’elle effectue déjà. Loïc Résibois reconnaît que cette tâche n’est pas simple, « car il faut prendre le contrevenant sur le fait  ». «  Mais on connaît les rues où le phénomène est récurrent, on a une cartographie des points sensibles. On sait aussi que ces incivilités sont davantage commises le matin avant les horaires de travail et en fin de journée. Nous insisterons davantage sur ces créneaux pour patrouiller  ».

Pour information, le contrevenant qui sera appréhendé par un policier municipal ne sera pas obligé de décliner son identité, et l’agent de la ville n’aura d’autre solution que de faire appel à la police nationale pour faire constater l’infraction. Des fonctionnaires de police qui auront très certainement d’autres chats à fouetter que de relever des crottes de chiens. Pour Loïc Résibois, «  la police nationale est sensibilisée au fait que cette mission incombe à la police municipale. Et en cas de refus de dévoiler son identité, la nationale viendra à la rescousse ».

« Comment voulez-vous que le policier municipal soit là au bon moment ? »

Hier, dans les rues d’Amiens, les particuliers accompagnés de leur chien approuvaient ces mesures. «  Ces sacs à toutous sont une bonne initiative. Dommage quand même que des gens en prennent 15 d’un coup. Pour ma part, j’en ai toujours un sur moi. Quant à l’amende, j’y suis plutôt favorable. Il n’y a que ça pour dissuader et c’est primordial quand on voit la saleté dans les rues  », souligne Jean Rougeot qui promène son yorkshire.

Au pied de la cathédrale, Marc Forget est en compagnie de sa chienne. Lui aussi est en possession d’un sac plastique, même s’il confie que son animal «  fait depetites crottes parfois dans la terre et que ça fait un bon engrais  ». Un animal qu’il promène sans laisse, « ça peut m’arriver que je ne le vois pas faire ses besoins  ». Pour les éventuels PV, il en sourit : «  Un chien quand il fait sa crotte, ça va très vite. Comment voulez-vous que le policier municipal soit là au bon moment ?  » Il le faudra bien car la chasse aux déjections canines est ouverte.

 

 

source : http://www.courrier-picard.fr/region/apres-les-poubelles-la-traque-aux-crottes-de-chiens-est-ia167b0n682492

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