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SNPM Syndicat National des policiers Municipaux

63 – Des policiers municipaux clermontois réclament des armes

Le débat autour des armes à feu ressurgit. - archives Jean-louis gorce

Le débat autour des armes à feu ressurgit. – archives Jean-louis gorce

Les policiers municipaux sont sous le choc depuis l’assassinat de leur collègue abattue à Montrouge, le 8 janvier, par Amédy Coulibaly. A Clermont-Ferrand, certains souhaitent êtres équipés d’armes à feu.

Conscients que leurs uniformes constituent une « cible », les policiers municipaux revendiquent une plus grande protection et demandent des gilets pare-balles, des armes à feux et invoquent parfois le droit de retrait… Policier municipal à Clermont-Ferrand et responsable communication du syndicat national des policiers municipaux, David Quevilly fait le point.

1. La mise à disposition d’armes à feu. « La profession n’a jamais attendu ce type d’événements pour réclamer l’armement ! » tonne David Quevilly. « Notre collègue de Montrouge a été froidement abattue dans le dos. Elle n’aurait donc pas pu faire usage de son revolver, même si elle avait été armée. Toutefois, elle était entourée de collègues qui, eux, auraient pu riposter. On sait que le plus important dans l’armement, c’est d’abord la dissuasion, la prévention et la protection. C’est une revendication qui est portée par les trois quarts des syndicats de la police municipale. Aujourd’hui, la délinquance est de plus en plus jeune et armée. »

2. L’équipement des policiers municipaux aujourd’hui à Clermont-Ferrand. Les trente-six policiers municipaux clermontois disposent d’un bâton de défense – un Tonfa – et d’une bombe lacrymogène. Depuis les attentats terroristes, ils portent en permanence des gilets pare-balles. « Et ce tous les jours depuis les 7 et 8 janvier 2014 », assure David Quevilly.

3. La position des élus. Le sujet de l’armement fait débat depuis longtemps. Dans le Puy-de-Dôme, la majorité des élus est contre. « Beaucoup de maires considèrent que la sécurité est une mission régalienne de l’État et que c’est donc à la police nationale d’en assumer les conséquences. Ils soutiennent aussi que la police municipale est une police de proximité et de prévention. Par conséquent, selon eux, ces missions-là n’engendrent pas forcément un armement. Mais aujourd’hui, beaucoup de maires UMP qui étaient contre l’armement prennent des directives contraires, comme à Bordeaux, Marseille, Besançon… Il y a une prise de conscience des dangers qu’encourent les agents sur la voie publique. En France aucun fait ne peut démontrer qu’il y ait eu bavure par un policier municipal armé. »

4. Est-ce que ça change le quotidien d’être armé ? « Dire que cela révolutionne les choses, probablement pas. Mais se sentir protégé avec un équipement adéquat, ça permet d’intervenir dans de meilleures conditions. Il faut aussi dire que certains policiers municipaux ne sont pas favorables à l’armement, notamment à Clermont-Ferrand, même si c’est une minorité… »

Nicolas Faucon

 

source : http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/puy-de-dome/clermont-ferrand/2015/01/23/certains-fonctionnaires-municipaux-reclament-des-revolvers_11301207.html

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Syndicat National des Policiers Municipaux