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47 – Agen : le bilan de la vidéo protection divise lors du conseil municipal

INFOGRAPHIE – Depuis six ans, les caméras ont

montré leur efficacité selon la majorité.

Opinion non partagée par l’opposition.

Agen : le bilan de la vidéo protection divise lors du conseil municipal
Le bilan de la vidéo protection a été au menu du conseil municipal d’Agen lundi soir©

PHOTO SO

C‘est à la demande de la socialiste Sandrine Laffore, lors d’une précédente séance,

qu’a répondu lundi soir le maire, Jean Dionis du Séjour, en donnant la parole à

Thomas Zamboni pour effectuer un bilan de la vidéo protection mise en

place depuis le mois de juin 2009.Le lieu névralgique du dispositif est le Centre de

supervision urbain (CSU), animé par la police municipale. Celui-ci gère les appels

téléphoniques et les communications radio, l’espace piétonnier, les alarmes des centres

sociaux et des navettes Cœur d’Agen ainsi que la vidéo protection. Il fonctionne du lundi

au mercredi, de 6 heures à 20 heures, et pendant 24 heures du jeudi au dimanche.

À ce jour, le dispositif est doté de 35 caméras fixes et d’une caméra nomade qui

peut être installée sur des lieux d’événements et de manifestations divers.

Sur l’année 2014, 4 817 délits ont été recensés. La répartition reflète assez fidèlemen

t les interventions de la police municipale. Ils concernent à 55 % les infractions routières

(circulation sur aire piétonne, défaut d’assurance, stationnement gênant, défaut d’assurance…)

et à 18 % les problèmes de comportement (agressions-rixes, consommation d’alcool, incivilités, dégradations…).

video protection Agen 2014
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Aide à la police

La question relative à l’insalubrité (dépôts sauvages, divagations et nuisances animales…)

représente 6 % des faits répréhensibles. « Même si l’aspect dissuasif est difficilement quantifiable

, il est certain que la présence de caméras renforce le sentiment de sécurité au quotidien

des habitants tout en participant à la baisse de certaines infractions en centre ville »,

a commenté Thomas Zamboni qui a également expliqué : « La vidéo protection est un outil devenu

déterminant dans la réalisation des interpellations d’individus en centre- ville. » Elle est une aide

précieuse aux services de la police et de la gendarmerie nationale dans la recherche de preuves et

des auteurs d’une infraction pénale par le biais des extractions et des recherches d’images.

C’est sur ces bases que s’est engagé un débat lancé par le socialiste Emmanuel Eyssalet qui a mis en

doute la pérennité de ce dispositif qui, dit-il, est « en bout de cycle ». Jean-Philippe Maillos,

pour le Front de Gauche, a abordé la question sous l’angle d’une adéquation entre efficacité

et efficience en demandant si les 237 000 euros dépensés par an ne seraient pas mieux utilisés

en mettant plus d’hommes sur le terrain.

 

Éric Debladis, nouveau venu au côté de Christiane Cassan-Gabriele, dans les rangs du Front national.

© PHOTO PHOTO THIERRY BRETON

 

source : http://www.sudouest.fr/2015/11/10/le-bilan-de-la-video-protection-divise-2180435-3603.php

 

 

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