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Syndicat National des Policiers Municipaux

06 – Nice Bruit: les deux-roues sous haute surveillance à Menton

nice

La brigade routière de la police municipale effectue des contrôles tous les jours, soit en poste fixe, soit à la volée.Jean-François Ottonello

Plusieurs contrôles sont organisés chaque semaine par la police municipale dans des points stratégiques. En ligne de mire notamment : les pots d’échappement au volume sonore excessif

Un cri strident. Un hurlement mécanique en plein après-midi sur l’avenue Général-De-Gaulle. Le pétaradant scooter qui vient de passer – et pas très vite ! – a suscité des envies de gifle…

Particulièrement idiote, sauf s’il s’agit d’une panne mais c’est rarement le cas, cette nuisance sonore dégagée par de petites cylindrées complexées fait l’objet d’une traque permanente à Menton de la part de la police municipale.

Trois agents. Trois femmes à l’ouïe fine, Laurence, Delphine et Mylène, s’y consacrent chaque jour dans le cadre de contrôles routiers.

Il est 14 h 30 et cette brigade routière (BR) est de nouveau sur le pont avenue du Général-De-Gaulle.

« On cible notre action sur tout ce qui est respect du code de la route, explique Laurence. Et les nuisances provoquées par les deux-roues nous occupent pas mal.

Un seul scooter, qui passe plusieurs fois sous votre fenêtre suffit à créer une réelle gêne », reprend l’agent.

Alors chaque jour, ces trois drôles de dames, l’oreille en éveil et munies d’un sonomètre, en verbalisent plus d’un pour être hors des clous. Et en période de pointe, notamment l’été, cela peut aller jusqu’à dix contraventions par jour.

90 euros d’amende pour un pot non conforme

Un scooter approche. Le bruit paraît suspect. Coup de sifflet péremptoire. Un jeune homme au guidon d’un petit deux-roues noir s’arrête. Sous le casque, c’est la soupe à la grimace. Et pour cause. Alertée par le bruit tonitruant du pot d’échappement, la brigade routière de la police municipale n’a plus eu qu’à cueillir ce « fruit mûr » et à sortir l’arme fatale : le sonomètre.

La conclusion est implacable. « 91 décibels au lieu de 81. C’est dix de plus que la limite inscrite sur la carte grise de votre scooter et c’est ce qui fait référence pour déterminer s’il y a infraction ou non. Et il y a… »

Le jeune ado tente de se justifier par une panne soudaine de son pot… En vain.

Cette fois-ci, il peut repartir avec son scooter. Mais il écope de 90 euros d’amende, d’une obligation de mise en conformité de son pot d’échappement et il devra venir représenter son scooter pour que l’immobilisation soit levée.

En cas de récidive, c’est la mise en fourrière du véhicule assurée.

Un autre scooter déboule à l’angle d’une rue et attire l’attention des filles de la BR.

Re-coup de sifflet.

Et re-bonne pioche.

Côté pot d’échappement, pas besoin du sonomètre, les agents jugent, à l’oreille, que tout est conforme à ce niveau. Mais pour le reste, c’est autre chose. Absence de rétro et défaut d’assurance.

« Je viens de le racheter à un copain ce scoot’ et je n’ai pas eu encore le temps de l’assurer »explique le conducteur.« C’est pourtant une obligation jeune homme. Vous imaginez s’il vous arrive quelque chose ou que vous causez un accident ? Sans assurance, vous faites comment ? Et pour les rétros, vous venez d’en perdre un c’est ça ? »

Le mineur devra finalement patienter un petit moment qu’un officier de police judiciaire du commissariat arrive et décide, ou pas, d’immobiliser le scooter.

Au bout de deux heures, la BR reprend la route.

Direction une autre grande ligne droite ou un quartier aux abords d’un établissement scolaire, des lieux jugés sensibles et qui sont donc particulièrement surveillés pour éviter que se multiplient ces « faiseurs de bruit… pour rien ».

 

source : http://www.nicematin.com/menton/bruit-les-deux-roues-sous-haute-surveillance-a-menton.2026446.html

SNPM
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