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Une part dans les budgets des villes

Les caméras de surveillance représentent une part de plus en plus importante dans les budgets alloués, par les villes, à la prévention de la délinquance.

C’est ce que révèle une étude publiée récemment par l’Association Villes de France *. Ainsi, selon ce document et parmi les villes ayant participé à l’enquête, la moyenne annuelle des investissements liés à la vidéoprotection atteindrait 290 000 euros et représenterait environ 75 % des dépenses d’équipement consacrées à la sécurité et à la prévention de la délinquance.

Par ailleurs, la vidéoprotection tendrait à se généraliser dans les villes. En effet, toujours selon cette étude, 81 % des villes disposeraient désormais d’une installation de vidéoprotection (contre 73 % en 2015 et seulement 55 % en 2010). A noter que parmi les villes ne disposant pas encore de ce type de dispositif, environ 38 % auraient l’intention de s’équiper.

50 caméras

En moyenne, pour les villes équipées, le nombre de caméras installées sur la voie publique est d’une cinquantaine (51,7 en moyenne contre 49,8 dans l’enquête de début 2015, et 25 en 2010). Outre la généralisation des caméras de surveillance, l’enquête montre que le nombre de caméras n’est pas lié au nombre d’habitants.

En ce qui concerne son utilisation, la vidéoprotection est surtout déployée pour la protection des personnes et des biens plutôt que pour verbaliser les infractions liées à la circulation ou au stationnement. Les caméras restent donc un moyen « de prévenir les atteintes à la sécurité des personnes et des biens dans les lieux particulièrement exposés, et d’aider à la résolution des crimes et délits (simple rôle d’enregistrement à des fins judiciaires) », souligne Villes de France. Avant de préciser aussi que quelques villes utilisent « des caméras nomades dans les lieux exposés aux dégradations ou trafics ».

Des effectifs dédiés variables

Le nombre et la qualité des agents assurant la supervision de la vidéoprotection est, quant à lui, très variable d’une ville à l’autre. Mais la croissance des besoins en personnel suit en général le développement du réseau. En moyenne, le nombre d’opérateurs chargés de la vidéo protection se situe à 6,5 agents équivalent temps plein (ETP).  En ce qui concerne la formation des agents dans les PC, elle est également variable. On retrouve derrière les écrans des ASVP, des agents issus de la filière technique ou administrative. Enfin, coopération oblige, les villes équipées disposent dans 66 % des cas d’un système de basculement immédiat des images vers la Police nationale.

* Panorama de la police municipale des villes de France. Etude réalisée par l’Association Villes de France, janvier 2017

 

 

 

Source:: Une part dans les budgets des villes

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