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Toulouse fait la guerre au racolage

Posted On 23 Avr 2014
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Toulouse fait la guerre au racolage

Toulouse fait la guerre au racolage

La nouvelle municipalité veut avancer vite sur la prostitution qui gangrène certains quartiers. Le principe d’un arrêté anti-racolage est acté et la réflexion est engagée pour agir avant l’été. Polices municipale et nationale vont coopérer…

Le message est clair. «Le laisser-aller de l’équipe sortante, c’est terminé. Je mesure aujourd’hui combien la population toulousaine a été abandonnée, sans pouvoir se faire entendre». Sur le terrain de la prostitution, Olivier Arsac, le nouvel adjoint à la sécurité du Capitole, veut frapper vite et fort. Avec comme premier objectif, le secteur des boulevards de Suisse et Silvio Trentin, où les prostituées venues de l’Est, comme les Africaines ont massivement migré depuis plusieurs mois. «Depuis l’automne dernier, l’ancienne municipalité avait enfin commencé à réagir, reconnaît Olivier Arsac, une présence policière plus forte a démontré son utilité, mais il est temps de ramener vraiment sécurité et tranquillité pour les riverains». L’idée est de passer par un arrêté municipal interdisant la prostitution comme cela a été le cas dans d’autres villes françaises. À Lyon ou Albi par exemple.

«Ce sera un arrêté limité dans l’espace et dans le temps, précise Olivier Arsac. Nous travaillons actuellement sur les fondements juridiques du texte et sur le périmètre des zones concernées». L’adjoint à la sécurité veut profiter de ce dossier pour améliorer la concertation entre les polices municipale et nationale et les associer dans sa lutte contre le racolage. «Les deux services sont demandeurs, assure-t-il. Je veux discuter avec les représentants du commissariat central et le préfet, dialoguer pour mieux travailler ensemble. La coopération existe, mais elle n’est pas aussi forte qu’il le faudrait».

Olivier Arsac en est persuadé. avec de la volonté et du pragmatisme, ses deux principes clefs, on peut régler tous les problèmes. «Je veux démontrer qu’on peut faire beaucoup en peu de temps», confirme-t-il. En affichant l’optimisme de l’action. «Je pense qu’on pourra prendre l’arrêté anti-prostitution avant l’été. L’effet ne sera peut-être pas miraculeux en trois semaines, mais avec notre dispositif on sera peut-être débarrassé de la question dans six mois».

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