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Stationnement à Dijon : les automobilistes sont plus verbalisés, mais aussi plus disciplinés que l’an …

Par Anne Pinczon du SelFrance Bleu Bourgogne

Depuis que la métropole de Dijon a délégué à Divia le contrôle du stationnement payant, le nombre de verbalisations a augmenté. Mais la fraude, elle, a tendance à diminuer. Bilan et explications huit mois après la dépénalisation du stationnement.

Les agents de Divia distribuent en moyenne 1200 FPS par semaine
Les agents de Divia distribuent en moyenne 1200 FPS par semaine © Radio France – Anne Pinczon du Sel

Dijon, France

« Ouf, aujourd’hui ils ne m’ont pas allumé »« c’est sûr qu’ils alignent, quand on se gare dans le coin on les voit tourner » : depuis le mois de janvier les règles du jeu du stationnement ont -un peu- changé, mais le sujet fait toujours autant parler les Dijonnais.

Depuis le 1er janvier 2018, le fait de ne pas payer son stationnement n’est plus une infraction soumise à une amende, mais l’automobiliste doit payer une redevance au titre de l’utilisation du domaine public. Le changement n’est pas seulement dans les termes. A Dijon, ce ne sont plus les agents de la police municipale qui verbalisent, mais ceux de Divia. 

Divia distribue 1200 FPS par semaine

Les automobilistes qui n’ont pas payé le stationnement ne reçoivent donc plus un PV, mais un FPS (forfait post-stationnement). En ce moment, Divia en distribue près de 1200 par semaine. Il y a eu un pic au printemps, avec plus de 7000 verbalisations par mois. Dans tous les cas, c’est plus que l’an dernier quand les agents muncipaux s’en occupaient, même si c’est difficile de comparer. « En 2017, les équipes municipales étaient en effectif réduit, et puis elles étaient aussi en charge du stationnement gênant voire dangereux, et c’était ça leur priorité. Les équipes de Divia sont maintenant au complet, avec une _petite vingtaine d’agents chargés du stationnement, et surtout c’est leur seule mission_«  explique Laurent Verschelde, le directeur général de Keolis Dijon Mobilités.

Alors l’impression qu’ont les Dijonnais de voir les « pervenches » tourner beaucoup plus régulièrement n’est pas complètement fausse.

La fraude est en baisse

Parallèlement, les automobilistes qui se garent à Dijon semblent de plus en plus rentrer dans le rang. Le taux de fraude était de 60% au mois de janvier. Il est en train de baisser petit à petit et sera chiffré plus précisément à la fin de l’année. Alors soit les conducteurs ont peur des verbalisations plus fréquentes, soit ils ont adoptés les nouvelles facilités de paiement, et c’est l’explication que préfère retenir Laurent Verschelde : « avant, on avait pas toujours de la monnaie sur soi, ce qui pouvait inciter à frauder. Aujourd’hui on peut payer par carte bancaire à l’horodateur, on peut payer directement avec son téléphone portable, on a développé des moyens qui font que c’est aujourd’hui très facile de payer son stationnement. » 

Des recettes réinvesties dans la voirie

Avec tous ces changements, c’est désormais la Métropole qui empoche directement la recette des FPS. Comme le prévoit la loi, elle est réinvestie dans l’aménagement du stationnement et des mobilités douces. Près de 70 % des automobilistes verbalisés à Dijon règlent leur FPS dans les 72h et déboursent donc 17 euros. Les 30% restants s’en tirent avec une facture de 30 euros.

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