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Saint-Germain-en-Laye : condamné à 8 mois ferme pour la possession d’une arme factice

Saint-Germain-en-Laye, le 24 janvier. L’interpellation filmée d’un livreur par la police municipale a été visionnée plus de 2 millions de fois sur les réseaux sociaux. Le jeune mis en cause était jugé ce lundi pour d’autres faits. . Capture d’écran Facebook
Julien Constant
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Le livreur, dont l’interpellation mouvementée filmée par des passants, fin janvier, à Saint-Germain-en Laye, avait fait le buzz sur les réseaux sociaux, comparaissait ce lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Versailles. Rien à voir, toutefois, avec cette affaire : si le jeune homme de 20 ans était bien jugé pour des faits d’outrage et menaces commis sur des policiers municipaux, c’était, cette fois, au début du mois. Il comparaissait aussi pour la possession d’un pistolet à billes, le 10 janvier dernier.

Il est 5 h 30, ce samedi 4 février, lorsque les policiers municipaux de Saint-Germain-en-Laye voient une voiture arrêtée en pleine voie dans le quartier du Bel-Air. Quatre jeunes sont à bord, qui refusent d’obéir aux policiers. Ces derniers, après avoir brandi bombes lacrymogène et flashball, sont obligés de battre en retraite, face à un groupe de neuf personnes hostiles. Parmi eux, ils identifient deux suspects, dont le fameux livreur auquel ils ont eu eu affaire une semaine auparavant. Les deux hommes sont interpellés et placés en garde à vue. Si le premier écope d’un simple rappel à la loi, le livreur, dont le casier judiciaire fait état de dix condamnations pour vol, violence, outrage, menaces et transports de stupéfiants est renvoyé devant le tribunal.

Lors de l’audience, il se montre peu loquace. Cette nuit-là, il n’était pas là, affirme-t-il. Il dormait dans son lit, comme l’attestent les membres de sa famille. « C’est de l’acharnement. C’est une vengeance suite à l’autre problème que j’ai eu avec leurs collègues », accuse-t-il, faisant allusion à l’interpellation du mois de janvier. Son avocat, Me Sébastien Petit, demande d’ailleurs sa relaxe. Sa consoeur, qui défend les policiers municipaux, a beau plaidé que « les actions de la police ne peuvent être réduites à de la vindicte, ce qui serait faux et dangereux », le tribunal s’est prononcé en faveur du prévenu.

Mais le jeune homme n’a par contre pas échappé à une condamnation pour port d’arme prohibé. Surpris début janvier par les caméras de vidéosurveillance de la ville avec un fusil d’assaut – en fait un grand pistolet à billes retrouvé abandonné sur une pelouse du quartier – alors qu’il était sous contrôle judiciaire, il assure qu’il l’a trouvé par terre, en sortant d’un match de foot en salle, et qu’il l’a ramassé « dans le but de le mettre à la poubelle ». En voyant arriver la police, il aurait jeté l’arme factice « pour éviter les problèmes ».

Ses explications n’ont, cette fois, pas convaincu les magistrats qui ont condamné le jeune homme à quatre mois de prison ferme. Ils ont également prononcé la révocation d’une précédente condamnation de quatre mois de prison avec sursis, doublant ainsi sa peine d’emprisonnement.

Le livreur n’en a pas encore fini avec la justice. Il est encore sous le coup de deux mises en examen, pour des vols dans un magasin de sport et une agression, commise en juin dernier, à un distributeur de billets. La cour d’appel doit examiner ce mardi son placement en détention provisoire dans cette dernière affaire. Et il sera jugé en mars prochain pour les faits d’outrage et rébellion commis lors de son interpellation mouvementée dans le centre-ville de Saint-Germain-en-Laye.

  leparisien.fr

Source:: Saint-Germain-en-Laye : condamné à 8 mois ferme pour la possession d’une arme factice

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