Un nouvel uniforme, sobre, sans autre signe distinctif qu’une casquette siglée Streeteo, du nom de la filiale du groupe Indigo (Ex-Vinci). Les voilà les nouveaux agents de contrôle du forfait de post-stationnement (FPS), en poste ce mardi matin, comme nous le dévoilions dans notre édition du 29 décembre. « Durant une bonne quinzaine de jours, le temps que les usagers s’en rendent compte et comprennent, les agents seront là essentiellement pour faire de la pédagogie. Ils vont contrôler, vérifier s’il y a paiement ou non, mais ils ne transmettront pas l’infraction. Ils laisseront un petit papillon explicatif » confirme Thierry Coulom, adjoint au maire. Un seul mot dans la bouche des élus et cadres territoriaux : rotation du stationnement, auquel Thierry Coulom ajoute « découplage ». En donnant mandat à Streeteo pour contrôler le paiement du stationnement dans Nancy, la ville a souhaité séparer l’intérêt financier de la société du nombre d’infractions relevées.

Un changement de mentalité

En clair, pour faire tout le job, Streeteo va toucher 700.000 € chaque année. Quel que soit le nombre de forfait post-stationnement relevés. Sur 8.000 places dans Nancy, 3.000 chaque jour, en horodateur, seront contrôlées par six salariés de Streeteo.

« Le but est d’obtenir un meilleur taux de paiement spontané, Nancy étant à 20/25 % ce qui est peu, mais il y a pire comme Paris avec 9 à 10 %. Certes, les contrôles vont être multipliés par 3, mais c’est surtout un changement de mentalité qui est en jeu. D’autant que Nancy a baissé le coût de l’infraction à 15 contre 17 € hier. Pour la ville comme pour l’usager l’enjeu c’est la mobilité globale » explique Christophe Plouviez responsable France pour Streeteo, de toute la solution de contrôle. Des ex-PV moins chers, mais une pression de contrôle accrue, telle est donc la nouvelle équation, dont Nicolas Pannier, DGA chargé du dossier, confirme qu’elle ne supprime par le « job » des agents de la brigade du cadre de vie, les anciens ASVP. « Ils sont dix, dédiés, entre autres, au stationnement gênant, très gênant et au respect des arrêtés municipaux, de 7 h à 18 h 30. »

Pour organiser la collecte, le rapport informatique, les recours et l’entretien du parc d’horodateurs, Streeteo a reçu un mandat de la ville de Nancy, qui pourra facturer des pénalités : « Nous avons un cahier des charges clair : le nombre de contrôle, le respect des zones que nous avons définies, bref une performance globale. S’il y a défaillance, en effet des pénalités sont prévues » confirme Thierry Coulom, très soucieux de réaffirmer que la métropole nancéienne est la première, et la seule en France, à faire tomber le coût du PV à 15 € sur les 2.000 places de la zone T2. En sachant, que dans tous les cas, il sera difficile demain de jouer au chat et à la souris, sans se faire attraper au moins une fois par jour…

Pascal SALCIARINI