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Assassinat de Pascal Filoé à Rodez : la vengeance au cœur du drame

Posted On 29 Sep 2018
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Alexandre Dainotti, l’assassin présumé de Pascal Filoé est en garde à vue depuis jeudi. Il reconnaît avoir agi par vengeance. Il devrait être déféré au parquet de Montpellier aujourd’hui.

 

à l’issue d’une nuit de garde à vue, hier matin, les policiers de la brigade de sûreté urbaine de Rodezet leur collègue du SRPJ de Toulouse ont décidé de prolonger l’interrogatoire d’Alexandre Dainotti. Certainement pour éclaircir quelques points restés dans l’ombre. Car sur l’essentiel, il a parlé.

Notamment sur le fait d’avoir «agi par vengeance», après que son chien lui a été retiré par la police le 18 septembre. Une vengeance qu’il nourrissait depuis lors, à l’égard des représentants de l’ordre et, en particulier, de Pascal Filoé. Il avait identifié comme la source de son ressentiment, le cadre de la mairie qui n’a pourtant jamais cessé d’ouvrir avec lui un dialogue constructif.

Alexandre Dainotti, 39 ans, né en Belgique mais de nationalité française, a également reconnu avoir porté non pas trois mais neuf coups de couteau à sa victime. Une information confirmée par le vice-procureur de la République de Rodez, Chérif Chabbi, qui précise que deux coups lui ont été portés dans le dos. Les autres auraient touché les bras, l’abdomen et le corps. Selon d’autres sources proches de l’enquête, celui qui est accusé du meurtre de Pascal Filoé n’a pas été dans le déni, face aux enquêteurs de police. Il entendait pleinement assumer les faits.

De son côté, le magistrat du parquet ruthénois a confirmé que la garde à vue de l’agresseur a été prolongée hier matin. Selon nos informations, Dainotti a collaboré pleinement avec les officiers de police. Au cours de sa confrontation, l’assassin présumé aurait pris pleinement conscience de son geste.

Au terme de sa garde à vue prolongée jusqu’à ce matin, l’homme de 39 ans doit être déféré au parquet de Montpellier, peu avant midi. Il ne fait guère de doute qu’il sera placé en détention provisoire dès ce soir, après son audition par un juge des libertés et de la détention, selon toute vraisemblance à la maison d’arrêt de Villeneuve-les-Maguelonne (Hérault).

Une information judiciaire pour assassinat devrait être ouverte également dans les prochaines heures, la préméditation de l’acte, dicté notamment par «la vengeance» ne faisant plus l’ombre d’un doute.

Au fil de l’enquête, la personnalité d’Alexandre Dainotti se dessine peu à peu. Selon des proches du dossier, le principal suspect dans cette affaire n’avait pas d’addiction à l’alcool ou aux stupéfiants. De plus, au moment des faits, il semblerait qu’il n’était pas sous l’empire d’un état alcoolique ou de drogue.

Par ailleurs, si Alexandre Dainotti peut être considéré comme un «marginal», il n’était pas sans domicile fixe. Il avait eu un travail, au moins durant un temps, et un logement, toujours selon un proche de l’enquête.

Les expertises à venir, en particulier psychiatriques, viendront nourrir le dossier d’instruction. Toutefois, tout laisse à penser qu’Alexandre Dainnoti est en pleine possession de ses facultés mentales. Et pourrait donc être jugé par une cour d’assises. Celle de l’Aveyron en l’occurrence.

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