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Arles : la Ville muscle encore le dispositif de vidéoprotection

Une vingtaine de caméras vont être installées sous peu. 65 autres le seront l’an prochain

Hôtel de ville, halte Clémenceau, Place Lamartine, arènes, collèges Ampère et Mistral, quartiers de Barriol, du Trébon… Depuis octobre 2010, et la décision par le conseil municipal de lancer un système de vidéoprotection pour la ville d’Arles, des caméras ont commencé à être installées sur les sites les plus importants, voire les plus sensibles, de la commune.

Aujourd’hui la police municipale comprend 32 agents, 5 seront recrutés d’ici l’été.

En quelques années, le dispositif s’est étoffé, avec 129 appareils opérationnels aujourd’hui. Et ce n’est pas fini. Lors du conseil municipal de février dernier, les orientations pour l’année qui vient et pour 2018 ont été clairement établies : en 2017, grâce au fonds interministériel pour la prévention de la délinquance (FIDP) de 2016, une vingtaine de caméras supplémentaires seront installées. Les lieux choisis sont le collège Van Gogh, ce qui constituera une rampe de lancement pour la future protection de Griffeuille, le secteur Hortus, avec deux caméras sur le parking et deux autres à l’entrée et à la sortie de la voie rapide, le rond-point de Pont de Crau, l’entrée de l’hôpital, le secteur de la gare SNCF avec trois caméras en plus avenue Paulin-Talabot et quatre autres sur la place Villeneuve les remparts. Sur ces deux derniers points, il s’agit d’empêcher les tentatives d’effractions sur les véhicules, selon les souhaits du commissariat. « Ce n’est pas la mairie seule qui décide des sites à équiper, nous avons un groupe de travail, et la police nationale fait état de ses priorités, en fonction des plaintes« , indique Éric Gatté, directeur général des services.

« Un maillage qui va nous permettre de mettre plus de caméras »

Pour l’an prochain, on passera encore la vitesse supérieure. Sur le FIDP 2017, ce sont 65 caméras qui sont prévues, avec une installation en 2018. Parmi les sites retenus, le Parc des Ateliers, le pôle service public dans l’ancien Crédit agricole, ou le complexe sportif Van Gogh en cours de réhabilitation. « On essaye d’anticiper, sur ces établissements recevant du public en quantité importante« , explique le directeur général des services. Des dispositifs de vidéoprotection sont aussi annoncés autour des piscines Berthier, Cabassud et Tournesol, du lycée Pasquet, de la maison de quartier place Paul-Doumer, près de l’IUT et l’école Mopa, du parking du centre technique municipal, et enfin de l’espace Chiavary. Au total, l’investissement sera de 450 000 € annuels, avec 20 % à la charge de la ville d’Arles, le reste devant être financé par l’État, la Région, et le Département. Un coût qui ne sera pas supérieur aux années précédentes, alors que le nombre de caméras sera plus important. « C’est le génie civil qui coûte le plus cher, pas forcément la caméra, précise Eric Gatté. On a maintenant un maillage fibre optique très développé, par lequel passe la vidéoprotection. On a donc un squelette, un bon maillage, qui va nous permettre de mettre plus de caméras que les années précédentes. »

Quant au centre de surveillance urbain (CSU), qui doit être aménagé dans un local situé juste à côté de la police municipale, il devrait être opérationnel pour la feria de septembre. Pour l’heure, les trois agents supervisent les images depuis un CSU transitoire, en centre-ville.

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Aujourd’hui la police municipale comprend 32 agents, 5 seront recrutés d’ici l’été.

Les chiffres

On compte 129 caméras dans le dispositif actuel. Dans le détail, on recense 72 caméras de protection urbaine, 8 caméras de protection des bornes, 37 caméras de protection du parking du centre, et 12 caméras de protection pour la médiathèque.

Parallèlement à l’action municipale, l’interco ACCM souhaite financer en 2017 la vidéosurveillance de 3 sites : l’Atelier des roues, l’aire d’accueil des gens du voyage, et le village d’entreprises en zone nord.

380 000€, c’est le montant hors taxe du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIDP) 2017, qui permettra d’installer 65 caméras supplémentaires en 2018. 30% sont à la charge respectivement de l’État et de la Région (114 000€ chacun), 20% sont à la charge respectivement du Département et de la Ville (76 000€) chacun.


La police municipale monte aussi en puissance

C’était un engagement de campagne du candidat Hervé Schiavetti, en 2014 : arriver à 50 agents pour la police municipale en 2020, à la fin de la mandature. Chaque année, de nouveaux recrutements ont eu lieu, pour gonfler l’effectif. Aujourd’hui, il se compose de 32 agents (contre 22 en septembre 2015, Ndlr) : 16 policiers municipaux, 8 ASVP, trois opérateurs au centre de supervision urbaine, quatre CEA (Contrat emploi avenir), et une secrétaire. Cinq policiers municipaux seront recrutés « d’ici à l’été, au plus tard en septembre« , indique le directeur général des services Eric Gatté, qui annonce avoir déjà lancé l’appel à candidature. Et des réponses sont arrivées sur son bureau. Sans oublier, aussi, que « les CEA que nous avons formés ont aussi vocation à rester. » Signe que la police municipale monte en puissance, même si, au conseil municipal, les élus d’opposition ne se privent pas de critiquer le retard pris par la majorité sur le sujet. Autre débat, l’armement des policiers municipaux : l’opposition y est favorable, mais pour l’heure, le maire Hervé Schiavetti s’y refuse.

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