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91 – Essonne : la police nationale prête à partager ses infos avec la municipale

Florian Loisy | | MAJ :
Evry, ce vendredi. Le centre d’information et de commandement de la police nationale reçoit tous les appels émis vers le « 17 » en Essonne. Il travaille maintenant en étroite collaboration avec les effectifs des polices municipales d’Evry, Ris-Orangis et Courcouronnes. Et bientôt celles de Massy, Chilly-Mazarin, Montgeron ou encore Juvisy. Evry, ce vendredi. Le centre d’information et de commandement de la police nationale reçoit tous les appels émis vers le « 17 » en Essonne. Il travaille maintenant en étroite collaboration avec les effectifs des polices municipales d’Evry, Ris-Orangis et Courcouronnes. Et bientôt celles de Massy, Chilly-Mazarin, Montgeron ou encore Juvisy. (LP/Florian Loisy.)

C’est une opération testée discrètement, depuis décembre 2013, en Meurthe-et-Moselle et dans l’Essonne. Le centre d’information et de commandement de la police nationale (Cic) qui existe à Evry comme à Nancy est chargé de centraliser tous les appels au « 17 » émanant du département.

Durant deux ans, jusqu’à fin 2015, ces deux centres névralgiques ont travaillé en coopération totale avec la police municipale de certaines communes. En Essonne, la police nationale a donc confié des radios distillant toutes les informations en temps réel aux municipaux d’Evry, Ris et Courcouronnes. Et les résultats probants obtenus grâce à ces actionscommunes (lire ci-dessous), ont poussé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve à étendre ce dispositif à tous les départements de France. Massy, Chilly-Mazarin, Montgeron et Juvisy en ont déjà fait la demande pour le rejoindre.

« C’est parti d’un rapport sénatorial après la mort en 2010 d’Aurélie Fouquet, la policière municipale tuée dans le Val-de-Marne, détaille Jean-Jacques Bovas, le policier responsable du Cic à Evry. Pour éviter que des personnes en uniforme ne soient prises pour cible sans être au courant d’opérations en cours ou de faits impactant leur commune ou les alentours. »

« Leurs patrouilles permettent de renforcer notre dispositif et d’intervenir parfois plus vite encore »Ce programme testé à Evry a donc permis une coopération totale entre trois polices municipales et le centre névralgique de la police nationale. « A Evry et Courcouronnes, les policiers municipaux sont armés, mais pas à Ris, donc l’objectif n’est pas le même », reprend Jean-Jacques Bovas. Pour les communaux de Ris, l’idée est d’être informés de ce qu’il se passe pour ne pas se mettre en danger. Alors qu’avec ceux d’Evry, des actions conjointes ont été mises en œuvre. « Nous suivons des formations ensemble, grâce à une convention passée par notre ville avec la direction de la police nationale, commente Philippe Poupeau, le chef de la police municipale d’Evry qui compte 50 agents. Nous avons donc le même protocole. » Une « fiche réflexe » selon chaque cas rencontré a d’ailleurs été distribuée aux communaux. « Leurs patrouilles permettent de renforcer notre dispositif et d’intervenir parfois plus vite encore », reprend Jean-Jacques Bovas. « L’important, c’est que les habitants soient satisfaits, peu importe l’uniforme de celui qui résout le problème », affirme Philippe Poupeau.

Jean-Jacques Bovas, de la police nationale, responsable du centre d’information et de commandement et Philippe Poupeau, le patron de la police municipale d’Evry, ont appris à travailler en étroite collaboration. Le succès de l’opération amène le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve à étendre ce dispositif à tous les départements de France.Dans le cas de la ville d’Evry, particulièrement bien équipée, notamment en caméras, ce partenariat offre une aide énorme aux policiers nationaux. « Si on est informé d’une rixe ou de jet de mortier par exemple, on peut demander à la police municipale, qui dispose d’une cinquantaine de caméras, de nous mettre à nous aussi les images en direct, ce qui nous permet d’envoyer les moyens proportionnés et pas des patrouilles à l’aveugle comme avant, souligne Jean-Jacques Bovas. Nous avons eu de meilleurs résultats depuis cette coopération. »

Des écrans dans le centre de commandement retransmettent ainsi les mêmes images que celles dont disposent les policiers municipaux en mairie. « Chaque ville a un niveau de moyens matériels et humains donnés à sa police municipale et nous, on adapte notre façon de coopérer en fonction de ça, reprend-on à la direction de la police nationale. Mais l’intérêt est vraiment de protéger ceux qui ne sont pas armés et de pouvoir travailler en communion avec ceux qui le sont. » Déjà plusieurs communes ont demandé à rejoindre ce dispositif dans l’Essonne. « Car nos actions sont complémentaires, la police nationale traite dans l’immédiat, alors que nous pouvons traiter un problème dans la durée, passer plus souvent sur une zone de deal ou un squat de hall », appuie le policier municipal d’Evry Philippe Poupeau.

 

 

 

 

source : http://www.leparisien.fr/essonne-91/essonne-la-police-nationale-prete-a-partager-ses-infos-avec-la-municipale-17-01-2016-5459447.php

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