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85 – La Roche-sur-Yon : Sécurité. Caméras et policiers en plus, chiens et VTT en renfort

Doublement des effectifs de la police municipale, brigades cynophiles et VTT, ajout de caméras, Luc Bouard met le paquet sur la sécurité publique. Et le budget qui va avec.

03/05/2016 à 16:28 par Manuel Rodriguez

Les effectifs de la police municipale vont monter à treize d'ici juin, seize avant la fin de l'année et vingt en 2020. -
Les effectifs de la police municipale vont monter à treize d’ici juin, seize avant la fin de l’année et vingt en 2020. –

Promesse de campagne

Luc Bouard (Les Républicains) ne prend personne en traître. Sur le sujet de la sécurité, le maire est sur la même ligne que le candidat : « Depuis la campagne des élections, nous avons décidé de nous attaquer au sentiment d’insécurité qui touche de plus en plus de Yonnais. C’est une priorité de l’équipe municipale ». Des faits divers, comme celui de Pierre défiguré à coups de cutter place Napoléon en 2015 (JPY 31-03-16)« nous disent qu’on a raison d’aller vers plus de sécurité », ajoute Luc Bouard. Son adjoint à la sécurité, Pierre Lefebvre, veut « agir préventivement pour que La Roche reste une ville calme ».

Plus qu’un doublement des effectifs

Luc Bouard l’a redit : il veut atteindre la barre des vingt policiers municipaux en 2020. Ils étaient huit à sa prise de pouvoir en 2014. Ils seront treize d’ici juin (dont un nouveau chef, Nicolas Menard, 42 ans, en provenance de Nantes), puis seize en fin d’année. « A terme, nous serons dans la moyenne des villes de notre taille qui est de quatre policiers pour 10 000 habitants », affirme Pierre Lefebvre qui aimerait équiper les policiers de taser. Luc Bouard valide : « Autant les armes létales peuvent être anxiogènes pour la population, et je m’y refuse, autant il est nécessaire de pouvoir maîtriser des individus, le cas échéant. »

Deux chiens et quatre VTT

Avec l’augmentation des effectifs, la ville va créer deux brigades spéciales. Une, cynophile, avec deux chiens, assurera « des missions de patrouille, de maintien de lordre et de soutien lors des interventions ». « Évacuation de halls d’immeubles, contrôles d’identité, contact avec les marginaux, quand on a un chien, généralement, tout se passe bien », assure Pierre Lefebvre. L’autre brigade, composée de quatre vélos, circulera en VTT « pour plus de réactivité et de mobilité», espère le maire.

Mission proximité… Partout en ville

À pied, à vélo ou avec des chiens, la police municipale sera « recentrée » sur des missions de proximité. En plus de la prévention et de la surveillance, Luc Bouard attend de ses fonctionnaires qu’ils soient au contact de la population pour « discuter, accompagner ». Et partout en ville, « pas seulement dans le centre ». De l’îlotage, comme le pratiquait la police nationale dans le passé. Une mission abandonnée, faute de moyens.

Pierre Lefebvre veut aussi un travail « en complémentarité » avec les sept médiateurs sociaux et les cinq éducateurs spécialisés qui œuvrent dans les quartiers.

29 caméras et bientôt dans les quartiers

Avec les douze yeux installés fin mars (huit place Nap’, deux rue Clemenceau, une boulevard Briand et une place de la Vendée) pour 48 500 €, La Roche recense désormais 29 caméras dans son espace public. S’ajoutent 23 dans les parkings, six à Arago et sept à Desgrange. But de ces caméras : « Tranquilliser la population et participer à identifier les fauteurs de troubles », détaille Luc Bouard.

Oubliés du déploiement, les quartiers devraient être équipés dans les mois qui viennent « pour surveiller les endroits qui en ont besoin ». Le maire a d’ailleurs commandé « une étude globale sur la ville » à un cabinet spécialisé. Enfin, un centre de surveillance urbain, où les images sont visionnées en direct, est dans les tuyaux.

Manuel Rodriguez

L’impact sur les finances

« Les charges de fonctionnement pèsent lourd, on doit les contenir ». Ces mots, Luc Bouard les a employés lors du débat d’orientations budgétaires.

Puis, lors du vote du budget. De tous ses services, il a exigé des économies. Sylvie Durand, son adjointe aux finances, leur a ainsi demandé « de gratter tout ce qu’ils pouvaient gratter ». Son choix de baisser de 5 % l’enveloppe accordée aux associations allait dans ce sens. Comme sa décision d’augmenter les taux locaux d’imposition (+36 € par foyer) pour gagner quelques recettes (700 000 €).

Le maire avait également réclamé une stabilisation des dépenses de personnel (40,17millions, +0.23 % par rapport à 2015). Réalisée au prix de départs en retraite non compensés et d’une mutualisation avec l’agglo. Dès lors, comment s’insère le recrutement de six agents de police municipale dans ce schéma de contrainte budgétaire ? Sachant que, pour vingt postes, la masse salariale annuelle avoisinera les 740 000 € (contre 285 000 € en 2014 avec huit agents). « Il y a encore des secteurs d’activité où faire des économies, estime Luc Bouard, sans les citer. Pour le reste, je ne sais pas si ça se mesure financièrement de rassurer la population. En tout cas, c’est notre volonté. »

 

 

 

 

 

source : http://www.lejournaldupaysyonnais.fr/2016/05/05/securite-cameras-et-policiers-en-plus-chiens-et-vtt-en-renfort/

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