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70 – VESOUL : LA DÉLINQUANCE À LA LOUPE

Alain Chrétien a réuni hier le conseil local de sécurité, le deuxième depuis 2012, et ce après u n été qu’il juge « particulièrement chaud ».

26/09/2015 à 05:05, actualisé à 09:50Vu 672 fois

Alain Chrétien a accueilli en mairie divers acteurs, dont la préfète Marie-Françoise Lecaillon, le directeur départemental de la sécurité publique, Gérard Kointz (à g.) ou encore la procureure de la République Claude Ruard. Photo Sam COULON

Alain Chrétien a accueilli en mairie divers acteurs, dont la préfète Marie-Françoise Lecaillon, le directeur départemental de la sécurité publique, Gérard Kointz (à g.) ou encore la procureure de la République Claude Ruard. Photo Sam COULON

«Est-ce un simple sentiment, ou une évolution tangible de la situation, je ne sais pas, reste que je ne veux pas revivre un été comme celui qui vient de se terminer. » C’est ainsi qu‘Alain Chrétien a ouvert le conseil local de sécurité, hier après-midi.

Inquiet, le député-maire a évoqué à titre d’exemple les événements au Ludolac en juin, ou plus globalement les problèmes de nuisances nocturnes qui, sur fond d’alcool, ont parfois « empoisonné la vie des Vésuliens » durant l’été.

Parmi les nombreux acteurs réunis autour de la table, le directeur départemental de la sécurité publique, Gérard Kointz, a éclairé le sentiment du député-maire par quelques chiffres (*). Si les atteintes volontaires à l’intégrité physique accusent une légère baisse, les atteintes aux biens ont en revanche progressé de 16 %, passant de 467 en 2014 à 544 en 2015. Une augmentation due à la nette progression des vols à la roulotte et d’accessoires, qui ont littéralement bondi de 117 % (128 en 2015 contre 59 en 2014), alors même que les cambriolages et les vols de véhicules sont en légère baisse. De quoi nourrir le sentiment d’insécurité, malgré que la Haute-Saône reste globalement dans les moyennes nationales, et que les taux d’élucidation sont « extrêmement bons » comme l’a souligné Alain Chrétien.

Côté prévention, l’ensemble des acteurs prône une meilleure anticipation, à commencer par la préfète qui demande « une analyse des faits quartier par quartier, avec un croisement sur les horaires, pour adapter la réponse en terme de présence policière ». Des réponses concrètes ont déjà été apportées, notamment par la Ville, qui a développé la vidéoprotection dans Vesoul, et qui devrait encore le faire dans les mois à venir, puisque de 13 caméras actuellement, on devrait passer, à terme, à une vingtaine.

La police municipale dispose également de nouveaux « équipements » : tonfa télescopique, bombe lacrymogène ou encore menottes cerflex. « Il n’est toutefois pas question d’armer la police municipale », a insisté le premier édile qui y est farouchement opposé.

Un conseil local de la santé mentale, un peu à l’image du conseil local de sécurité, va également voir le jour dans quelques semaines. Le but ? Créer « une instance de concertation » entre les services psychiatriques publics, les élus, les services sociaux et les familles, pour une meilleure prise en compte des personnes souffrant de troubles psychiques.

(*) Les chiffres concernent la période du 1er janvier au 31 août 2015 et ont été comparés à la même période de 2014.

Laurie MARSOT

source : http://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2015/09/26/vesoul-la-delinquance-a-la-loupe

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