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54 – NANCY : LE RESTAURATEUR VERBALISÉ PERD SES NERFS

02/04/2016 à 11:26, actualisé à 18:20

Nancy. « Je reconnais que j’ai été odieux, que je les ai insultés, mais, en revanche, je vous assure que je ne les ai jamais menacés de mort et que je n’ai pas tenté de les frapper ».

À la barre, un trentenaire, restaurateur dans la rue des Tiercelins, qui est monté dans les tours le 26 février dernier. Alors qu’il déchargeait sa voiture, stationnée avec deux roues sur le trottoir, il s’est en effet violemment emporté à l’encontre de deux policiers qui lui dressaient un PV.

« Je n’ai pas les quatre roues sur le trottoir, vous ne pouvez pas me verbaliser ! ». Puis, visiblement excédé, il dérape : « J’ai déjà pris une amende hier, alors que je déchargeais aussi, par deux grosses p…, deux grosses vaches de la police municipale ». Et il balance un coup de pied dans son pare-chocs.

La suite ? Le restaurateur la conteste. Notamment ces menaces de mort que les policiers assurent avoir entendues : « Tu vas me l’enlever tout de suite, le PV, sinon je te défonce sur place ! », « J’ai bien vu vos têtes, vous êtes morts ! » ou encore « Ces deux connasses, je vais leur faire la peau ! ».

L’automobiliste aurait ensuite tenté de mettre un coup de poing à l’un des deux fonctionnaires avant de démarrer en trombe. L’un des policiers arrivé en renfort l’aurait poursuivi en courant, se serait porté à la hauteur de sa portière, rue Saint-Nicolas et lui aurait intimé, en vain, de s’arrêter.

« C’est faux ! », s’insurge Me Berna, l’avocat du restaurateur irascible, qui dégaine les images de vidéosurveillance du Grand-Nancy. « On voit bien que le policier n’est pas à la hauteur du conducteur mais au niveau du pare-chocs arrière. Assez désagréable, ce mensonge… ».

« Toutes les boutiques ferment au centre-ville »
« Les policiers, je les connais, c’est comme si je travaillais avec eux », confie le prévenu. « En été, ils viennent, ils me prennent des canettes. Mais, tous les jours, c’est pareil. Des PV à 17 €. Je ne peux en effet pas avoir de macaron résident. Là, je sais, je leur ai manqué de respect. J’ai pété les plombs mais c’est une accumulation de choses. J’avais fermé le resto à une heure du matin, je suis en train d’en ouvrir un autre à côté où je fais des travaux, j’avais passé une mauvaise nuit car on a une petite de 9 mois et, la veille, j’avais reçu une saisie sur salaire de 5.200 € pour des amendes… ».

Le procureur requiert un travail d’intérêt général ou une amende. « Il y a peu de plaintes de la part de la police municipale et elles doivent donc être prises avec un sérieux tout particulier », avance Pierre Kahn, qui ne peut croire une seule seconde que les policiers municipaux « se livreraient à une espèce de harcèlement vis-à-vis des commerçants du quartier… ».

La présidente Martine Capron souligne que les déclarations des policiers vont dans le même sens, que les deux policiers assurent bien qu’il y a eu menaces de mort et tentative de coup de poing. Me Berna en convient avec ironie : « Oui, elles sont identiques, ces déclarations. À la virgule près… ».

L’avocat fustige l’enquête : « Un autre commerçant a été témoin des faits, il n’a pas été entendu. Pourquoi ? C’est détestable. Par ailleurs, il faut bien qu’ils les livrent, leurs courses, les commerçants, non ? Ils sont exaspérés, je pense. D’ailleurs, si vous remarquez bien, à Nancy, et contrairement à Metz, toutes les boutiques ferment les unes après les autres au centre-ville… ».

Jugement : relaxe pour la tentative de coup de poing mais condamnation pour les outrages et les menaces. 60 jours-amendes à 10 €.

Eric NICOLAS

 

 

 

source : http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2016/04/02/nancy-le-restaurateur-verbalise-perd-ses-nerfs

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