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06 – Un mois après l’attentat de Nice : quelle sécurité après le drame ?

Lundi 15/08/2016 à 11H13 – mis à jour Lundi 15/08/2016 à 11H13
Si nul n’a visiblement envie de prolonger la vive polémique qui avait éclaté après l’attentat, Christian Estrosi et le maire de Nice Philippe Pradal vont consulter la population, à la rentrée, sur les missions de la police municipale

Société - Un mois après l'attentat de Nice : quelle sécurité après le drame ?

Société – Un mois après l’attentat de Nice : quelle sécurité après le drame ?
Le Centre de supervision urbain de la Ville de Nice.
PHOTO P.L.

La première chose qu’ont dite les familles à Christian Estrosi, c’est : « M. le maire, – parce que les gens l’appellent encore comme ça -, on veut la vérité ! »Anthony Borré, le directeur de cabinet du président de la Métropole tient à clarifier les choses. Non, l’ancien maire LR de Nice et actuel président de Région, n’a pas voulu polémiquer. « Dire que c’était une erreur de réduire le nombre de policiers nationaux en France, alors que c’est une décision prise par la droite, c’est polémiquer ? »

Cette polémique, qui a alimenté les médias pendant plusieurs jours (lire ci-contre), a pourtant marqué les Niçois. « On s’est servi de nous et des victimes pour préparer la présidentielle », résume ainsi Jacques Agid, l’organisateur de l’hommage du 7 août dernier au Jardin Albert Ier. Un mois après le drame, si nul n’a visiblement envie de raviver la polémique, elle se prolonge cependant dans un débat, que Christian Estrosi et son successeur à la mairie, Philippe Pradal, comptent bien rouvrir autour de cette question : quel devenir pour les polices municipales ?

Le 18:18 – édition spéciale : nos reportages à Nice un mois après l’attentat
Dans un point d’étape tenu le 5 août, les deux élus ont annoncé qu’ils allaient sonder la population, à la rentrée. La police municipale, forte de 400 employés à Nice, doit-elle continuer à « épauler la police nationale « , avec ses brigades spécialisées et ses 3 000 interpellations annuelles, ou se cantonner à la surveillance des parcs et jardins, et à l’application des arrêtés municipaux ?  » Nous demandons un avis éclairé à la population, pour choisir l’une ou l’autre des options, indique le collaborateur des deux édiles, en vue d’une décision prise au mois d’octobre. Si les Niçois considèrent qu’il faut continuer à faire de la proximité, et à interpeller, il faudra modifier la convention liant la police municipale et la police nationale, car trop souvent la police municipale est une variable d’ajustement des moyens de l’État, ajoute le directeur de cabinet. L’attitude du gouvernement nous a fait douter. »

« Les 1200 caméras de Christian Estrosi ont donné l’alerte en une minute »

Pour clore toute polémique donc, le maire et le président de la Métropole s’en remettent aux électeurs, mais pas seulement. Dans le département de France qui compte le plus grand nombre de policiers municipaux, la question soulevée par ce drame n’a pas manqué d’être relayée par les policiers municipaux eux-mêmes. « À Nice on a toujours très bien fonctionné avec la police nationale, quand le camion a été maîtrisé par les policiers nationaux, la police municipale les a secondés, les agents ont sécurisé l’arrière du camion. Quand on est sur le terrain, on est policier, point « , plaide Yves Bergerat, vice-président du Syndicat national des policiers municipaux et responsable de l’unité de sécurisation de l’hôtel de Ville à Nice. Le syndicaliste avait ainsi cosigné un courrier adressé au Premier ministre, le 19 juillet, pour déplorer que la police municipale n’ait pas été citée lors de la conférence de presse donnée le surlendemain du drame, et surtout pour réclamer de nouveaux moyens d’actions.  » Même si nous revenons à des missions de proximité, nous serons toujours aussi exposés », affirme Yves Bergerat dans les locaux de son unité, où le portrait de Christian Estrosi, qui préside aussi la Commission nationale consultative des polices municipales, s’affiche sur les murs.

Le SNPM réclame ainsi un armement identique à celui des policiers nationaux, à la place de l’actuel 38 spécial à 6 balles. « Il y a des Villes qui ne veulent pas armer leurs policiers, mais qui les équipent d’un gilet pare-balles, s’étonne le responsable. L’arme dont nous disposons est très faible, sur l’attentat du 14 juillet, elle n’aurait pas permis de passer le pare-brise. » En attendant, la Ville de Nice a annulé plusieurs événements, et dans leur point d’étape, le président de la Métropole et le maire ont rappelé que « l’État demeure le responsable unique de la sécurité de notre pays ».

Christian Estrosi s’affiche, plus que jamais, comme un référent, dans la classe politique, des questions de sécurité. « On évoque toujours avec ironie les 1 200 caméras de Christian Estrosi, mais elles ont fonctionné ; deux alertes ont pu être données en temps réel, pendant la minute où le terroriste a frappé, défend son directeur de cabinet. Grâce aux caméras, la responsable du centre de supervision savait qu’il n’y avait pas de complice ». Dans ce contexte, la consultation des Niçois, sur le devenir de leur police municipale, pose aussi la question plus large de ce qu’attendent les citoyens de la classe politique en matière de sécurité, à quelques mois des échéances électorales de 2017.

Un mois après les attentats de Nice : l’avenir des policiers municipaux en question

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Marie-Cécile Berenger, à Nice

 

 

 

source : http://www.laprovence.com/article/papier/4075691/quelle-securite-apres-le-drame.html

 

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