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06 – NICE : Le cri de colère des policiers municipaux niçois

Les policiers municipaux déplorent ne pas avoir été cités lors de la conférence de presse du ministre de l’Intérieur et de la Défense, à la suite de l’attentat de Nice, alors qu’ils étaient en première ligne. Une colère qui émane d’une lettre ouverte adressée à Manuel Valls.

ATTENTAT NICE
ATTENTAT NICE
Attentat de Nice.
Photo Franck Fernandes

Il a fallu 45 secondes. Même pas une minute à Mohamed Lahouaiej-Bouhlel pour endeuiller Nice. Le bilan aurait été alourdi si les policiers n’avaient pas agi rapidement et neutralisé le terroriste.

Ces policiers, ce sont les municipaux et nationaux. Ensemble, ils ont sauvé des « centaines de vies humaines », « porté secours à la population ». Ensemble, ils ont dû « faire face à l’indicible, dans le courage et la dignité », indiquent plusieurs syndicats* de la métropole Nice-Côte d’Azur, dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre.

Pourquoi, dans ce cas, les policiers municipaux n’ont pas été cités lors de la conférence de presse qui a suivi l’attentat de Nice? « Nous déplorons qu’une fois encore, une fois de trop, au cours de la conférence de presse que le ministre de l’intérieur et le ministre de la défense ont tenue le 16 Juillet 2016 à 19 heures, la police municipale n’ait pas été citée alors que le soir de la fête nationale, comme lors de toutes les manifestations de ce type, elle était en première ligne sous l’autorité de la Préfecture », dénoncent les syndicats.
LES « PRIMO-INTERVENANTS »

Les policiers municipaux sont déçus, en colère. « Faut-il vous rappeler Monsieur le premier Ministre que c’est un équipage de la police municipale, qui a signalé l’arrivée du camion? […] Que l’alerte donnée à l’ensemble des forces de sécurité intérieure émanait de la police municipale et a été donnée immédiatement au PC CRISE qui se tenait ce soir là au sein de ses locaux? »

Ces policiers étaient les « primo-intervenants », non pas les « primo-arrivants », contrairement aux propos tenus par le gouvernement. « Ne pas avoir été cité, est perçu comme une offense par les agents de la police municipale que nous représentons. »

Ils souhaitent obtenir la reconnaissance qui leur est due. « Nous serions donc une force de sécurité intérieure inexistante aux yeux du gouvernement alors même que nous avons déjà payé un lourd tribut pour la protection des français », argumentent les policiers.

Plus qu’un simple oubli, il s’agit d’une « déconnexion » entre le gouvernement et les « équipes du terrain qui sont conscientes du travail et de l’aide apportée par la police municipale depuis de nombreuses années ».

Cette complémentarité entre policiers nationaux et municipaux, « particulièrement marquée au cours de cet attentat », « existe au quotidien ».

UN ARMEMENT ADAPTÉ AUX MENACES TERRORISTES

Manuel Valls l’a affirmé, « nous sommes en guerre ». La question de l’effectif est ainsi primordiale. « Votre gouvernement déplore un manque de moyens humains mais il refuse de donner les moyens d’action nécessaires à la force de sécurité intérieure que nous représentons », arguent les syndicats.

La police municipale a plusieurs demandes. Elle souhaite obtenir le même armement que les policiers nationaux et le droit de porter leur arme en dehors du service. « Dans le cadre des attentats de Nice, de nombreux policiers municipaux en civil, de repos, se sont retrouvés parmi la foule ciblée par le terroriste et il est évident, d’après les témoignages qu’ils ont pu apporter à ce jour, que si ceux-ci avaient obtenus l’autorisation du port d’arme permanent, l’individu aurait pu être stoppé avant. »

Les municipaux s’étonnent de ne pas être concernés par la légitime défense. « En ce qui concerne leurs moyens d’action au quotidien, pourquoi n’ont-ils toujours pas la possibilité d’effectuer des contrôles d’identité alors que le salarié d’un hypermarché peut le faire lors du paiement par chèque? En ce qui concerne l’accès aux fichiers, pourquoi n’ont-ils toujours pas accès aux fichiers des immatriculations et des permis alors que n’importe quel garagiste peut y accéder? »

Les policiers municipaux veulent faire entendre leur « cri de colère et de douleur », résultat du « refus de votre gouvernement d’accéder à toutes les demandes incessantes que nous formulons vainement, pour donner les moyens d’agir à la police municipale ».

*Lettre signée par:

Madame Sandra BERTIN, Secrétaire générale du SAFPT METROPOLE – VILLE DE NICE

Monsieur Yves BERGERAT, Délégué du SNPM Nice

Madame Cynthia FOUCAULT, Déléguée de FOPM Nice

Monsieur Gérard MANGIAPAN, Délégué de CGT PM Nice

Monsieur Bernard COUROUX, Secrétaire général du SANCA-UNSA METROPOLE – VILLE DE NICE

Monsieur Cédric MALEYSSON, Secrétaire général adjoint du FAFPT METROPOLE – VILLE DE NICE

 

 

 

source : http://www.nicematin.com/faits-divers/le-cri-de-colere-des-policiers-municipaux-nicois-66050

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